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TRIBUNE - À quelques mois de l’élection présidentielle, la liberté d’expression, qui est au cœur de notre génie national, est malmenée par la tentation des pouvoirs publics d’interférer dans les différents espaces d’expression médiatique et numérique, alertent Arnaud Benedetti, Boualem Sansal et Noëlle Lenoir.
Passer la publicitéBoualem Sansal, écrivain franco-algérien, a été enfermé près d’un an dans les geôles algériennes. Il a récemment publié La Légende (Grasset, 2026). Arnaud Benedetti est directeur de « La Nouvelle Revue politique ». Noëlle Lenoir est avocate, membre honoraire du Conseil constitutionnel et ancienne ministre.
À huit mois de l’élection présidentielle, la question fondamentale de la liberté, et plus particulièrement de la liberté d’expression, devrait s’y inviter. De par le monde, la liberté d’expression est mise à l’épreuve, bafouée, voire inexistante, comme en témoigne le sort des femmes, des opposants et de la société civile tout entière dans des pays comme l’Afghanistan, l’Iran, l’Algérie, la Biélorussie, la Russie ou encore la Chine. Dans tous ces pays et de nombreux autres régimes autocratiques ou totalitaires, cette liberté que l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 désigne comme « l’un des biens les plus précieux de l’homme » est niée. Certains…


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