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Canal+ dévoile la suite des aventures du club de foot de Versailles. Trio de propriétaires ambitieux, vestiaire sous tension, paris audacieux et rêves de Ligue 2. Un docu-série sans filtre où le foot ressemble enfin à une vraie fiction.
Passer la publicité Passer la publicité« Versailles is the real deal ! » Cette phrase, prononcée par Donald Trump en juin dernier avant le dîner où il était convié par Emmanuel Macron, en dit long sur l’aura mondiale dont jouit la ville royale. Mais sa traduction française, « Versailles, c’est du sérieux », ne s’applique pas qu’au passé prestigieux du lieu. Ici, un autre sujet est désormais pris très au sérieux : le club de foot du FC Versailles. Et ce nouveau « monument » de la ville se visite aussi. Depuis deux ans, les caméras de Canal+ font pénétrer le téléspectateur au sein d’un club de foot en pleine mutation dans une série-documentaire sobrement intitulée Le Club.
Tout commence en 2023 avec le rachat du club, pensionnaire du championnat de National (3e division), par un improbable trio d’investisseurs. Alexandre Mulliez, petit-fils du fondateur d’Auchan Gérard Mulliez ; l’entrepreneur Fabien Lazare et le pilote de Formule 1 Pierre Gasly. Ensemble, ils décident de réécrire l’histoire du FC Versailles à coups de paris audacieux, de décisions fortes, de remises en question des modèles du foot. Le tout sous l’œil des caméras qui ne ratent rien de l’aventure.
À l’origine de ce rachat, il y a Alexandre Mulliez. Héritier de l’empire Auchan, le jeune quadragénaire débarque avec une histoire déjà faite de ruptures. Éphémère vice-président d’Auchan France et écarté de l’aventure familiale, il choisit de se réinventer dans le football. Un univers où personne ne l’attend et où il entend appliquer de nouvelles méthodes disruptives. Mais devenir président de club et en ouvrir les portes en toute transparence, c’est aussi s’exposer aux retours négatifs, aux recadrages du foot professionnel et à l’emballement des réseaux sociaux. « On a fait front devant cette vague de harcèlement », explique Alexandre Mulliez. « Les gens n’aiment pas trop qu’un ‘’fils de’’ débarque dans le foot comme cela. Notre initiative a créé de l’agacement et de la jalousie. Notre niveau de performance a agacé, tout comme notre management ou notre communication. On nous a accusés d’être un simple club ‘’marketing’’. Mais toutes ces galères nous ont renforcés. On est devenu une vraie famille, très soudée. Et puis déjouer les pronostics, c’est mon mantra ! », affirme-t-il.
Des nouveaux codes pour le foot
Dans la saison 2 de la série-documentaire, diffusée à partir du 26 juillet sur Canal+, l’objectif reste le même : stabiliser le FC Versailles et viser, à terme, la montée en Ligue 2. Mais l’ambition n’est pas seulement sportive. Il s’agit aussi de profiter du nom « Versailles » pour bâtir une marque moderne, repenser l’image, le recrutement, la relation aux supporters et le développement de la structure professionnelle. Le FC Versailles est de fait devenu un laboratoire où l’on teste une nouvelle manière de gérer un club, entre management façon start-up et codes du foot traditionnel. Un axe de développement voulu par Alexandre Mulliez : « Notre club porte un nom qui est célèbre dans le monde entier et qui attire. On veut réussir, tout en étant heureux et respectés. Nous sommes encore en Ligue 3 mais nous avons une histoire à raconter. Et nous la racontons en toute transparence car on n’a rien à cacher. »
Et pour le FC Versailles, la transparence n’est pas un vain mot. La série de Canal+ offre une plongée intégrale dans des coulisses rarement habituées aux projecteurs. On y voit de tout : mercato sous tension, réunions entre dirigeants, discussions cash avec les joueurs, doutes dans le vestiaire et stress dans les tribunes pendant les matchs. Loin du storytelling aseptisé, Le Club assume cette transparence. Jusqu’à montrer des accusations infondées contre le coach Jordan Gonzalez ou de déclencher une polémique autour des méthodes du directeur sportif, Salomon Kashala, pointé du doigt pour une pratique de gestion de joueurs répandue, mais jugée « hors-la-loi ».
Objectif affirmé : la montée en Ligue 2
Sportivement, la saison 1 s’était achevée par un maintien, loin des rêves de montée en Ligue 2. Mais la saison 2 s’ouvre en fanfare avec un FC Versailles qui joue enfin les premiers rôles. C’est d’ailleurs ce mélange d’ambition (parfois) déçue, de tension permanente, de rêves de gloire et d’humanité brute qui fait le sel de la série. Là où la première saison racontait la survie et la désillusion, la saison 2 s’avère être celle de la maturité pour ce projet royal. La docu-série continue également de jouer la carte de la transparence, pour le plus grand bonheur des téléspectateurs.
Par ailleurs, le côté sportif connaît un changement de statut de la 3e division qui passe de « National » à « Ligue 3 ». Une modification qui pourrait aider le club à se développer plus rapidement. « Ligue 3, c’est un nom plus vendeur et plus fort d’un point de vue marketing », affirme Alexandre Mulliez. « Cela veut aussi dire que nous allons pouvoir développer notre centre de formation et être diffusés sur la chaîne Ligue1+. Nous travaillons avec un objectif : finir dans les deux premières places pour monter en Ligue 2. Nous avons déjà une structure de Ligue 2 avec une cinquantaine de salariés. C’est un projet vraiment ‘’dingue’’ et on ne fixe aucune limite.» À Versailles, on ne tourne plus seulement des pages d’histoire, on tourne des épisodes. Et grâce à la série Le Club, le FC Versailles a troqué l’anonymat du National pour la lumière crue des projecteurs. Reste à savoir si, dans la nouvelle saison qui s’ouvre, il écrira enfin le scénario de ses ambitions.


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