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Les résidents de la pointe Verte, à Maria, avaient jusqu’à la semaine dernière pour choisir entre la relocalisation ou le maintien sur place face aux aléas côtiers. Si trois propriétaires ont décidé de rester, les autres évaluent encore l’option de démolir leur maison ou de la déplacer vers la rue des Faisans d’ici les prochains mois.
Les résidents touchés avaient jusqu’à jeudi dernier pour ouvrir un dossier de réclamation auprès de Québec pour bénéficier d’une indemnisation.
La mairesse de Maria, Patricia Chartier, indique qu’une trentaine de résidents du secteur ont justement ouvert un dossier.
Le Programme général d’assistance financière lors de sinistres (PGAF) a été mis en œuvre le 4 juin 2025 pour 45 résidences considérées en danger imminent face à l’érosion et à la submersion côtière afin de soutenir financièrement les citoyens concernés et de leur offrir l’option de déplacer ou de quitter leur résidence avec une allocation de départ.
Les sinistrés disposaient d’un an, soit jusqu’au 4 juin 2026, pour produire une réclamation auprès du ministère de la Sécurité intérieure (MSI) et choisir entre l’allocation de départ ou le déplacement de leur résidence.
Source : ministère de la Sécurité intérieure
Les gens qui n’ont pas ouvert de dossier ne pourront plus jamais demander d’aide en cas de sinistre. Ceux qui l’ont ouvert pourraient rester encore quelques années, mais, si, dans une dizaine d’années, ils décident de quitter, ils auraient droit au montant auquel leur maison était évaluée en 2024, explique la mairesse.

Patricia Chartier est la mairesse de Maria. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
Sur cette trentaine de personnes ayant ouvert un dossier de relocalisation, Mme Chartier soupçonne que jusqu’à sept personnes pourraient encore faire le choix de rester sur place.
Le ministère de la Sécurité intérieure ne divulgue pas le nombre de résidences pour lesquelles les choix de l’option d’allocation de départ ou encore de déplacement ont été effectués pour des raisons de confidentialité.
Qu’en est-il des infrastructures municipales?
La mairesse de Maria ajoute que la Municipalité ne peut pas s’engager à renouveler les infrastructures municipales, comme l’aqueduc ou encore le système d’égout, et même les routes, dans le secteur de la pointe Verte lorsqu’elles seront en fin de vie.
Ils sont encore bons pour au moins une vingtaine d’années, mais ça, ça dépend des tempêtes qui viendront, parce qu’on sait que l’eau salée abîme les tuyaux, soutient Mme Chartier.
Patricia Chartier précise toutefois que tout sera mis en œuvre pour maintenir les infrastructures en état le plus longtemps possible.
Avec les informations de Renée Dumais-Beaudoin


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