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Les voyages en car, c'est très économique. Mais c'est parfois aussi long et fastidieux. Il nous est tous déjà arrivé une galère à bord d'un bus. Mais celles-ci sont hors du commun.
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Par Emma Derome Publié le 2 août 2026 à 20h59
« Il n’y a plus rien qui me choque à partir du moment où j’ai déjà pris un FlixBus. » La phrase que cet internaute prononce lors d’un live sur Twitch résonne chez tous ceux qui ont déjà fait l’expérience de ce type de transport en commun. Que ce soit ce transporteur-là, ou un autre, les « cars Macron » font partie des moyens les moins chers de se déplacer en France, avec le covoiturage. Des économies faites au prix d’un trajet bien souvent plus long, et parfois, beaucoup plus pénible. Odeurs, bruits, bagarres, oublis de passagers, virus ou encore vol… À l’heure de l’un des plus grands chassés-croisés de l’été, petit florilège des pires anecdotes de voyage en bus parvenues à notre connaissance. Et il faut s’accrocher.
Malade dans le bus de nuit
Nous débutons cette compilation avec un voyage qui a dû donner à celui qui l’a subi un petit avant-goût de l’enfer. Mathieu devait effectuer un voyage en FlixBus Paris-Narbonne pour rentrer dans sa famille. Avant cela, il profite de la venue de sa mère et de son frère dans la capitale pour leur faire goûter son restaurant asiatique préféré, à Belleville. Bref, c’est un jour férié, ce dernier n’est pas ouvert et tous les trois se retrouvent à manger des baos dans un boui-boui pas net. Vient l’heure de monter dans le car. Son frère est déjà tombé malade plus tôt dans la journée, et Mathieu se doute que ce sera bientôt son tour. Il faut juste tenir bon pendant… 12 heures.
Petit à petit, ça monte. La gerbe. En fait j'arrive à peine dans le bus que je commence à avoir des sueurs froides, je grelotte… Donc il faut s'imaginer, je n'arrive déjà pas à bien me caler dans ce siège, j'ai mal aux fesses, au dos. Au bout de 2 heures dans le mal, je me rends à l'évidence, le seul moyen de m'en sortir, c'est d'aller vomir. J'attends vraiment le dernier moment. Quand il arrive, je cours. Heureusement, j'étais à une place stratégique pas très loin des toilettes.
Et là, ce qu’il redoutait finit par arriver. Il se rappelle : « J’ouvre la porte. Je ferme la porte (quand même). Je me jette à genoux, peut-être dans la pisse. Et là j’asperge toute la cabine des toilettes. J’en ai mis sur le mur en tournant la tête. Je passe là un bon moment à gerber tout ce que j’ai, à quatre pattes, avec les mains sur la cuvette immonde. J’ai tiré la chasse d’eau et j’ai nettoyé comme j’ai pu. »
Soulagé tout de même, mais pas au bout de ses peines, Mathieu passe un sale voyage, un coup frigorifié, un coup sous bouffées de chaleur. Une intoxication alimentaire n’est jamais très drôle à subir, en particulier lorsqu’on n’est pas chez soi, et a fortiori quand on a opté pour un voyage en bus… de nuit.
C’est ce qu’a également subi @lelinorann sur Reddit. Cet internaute raconte aussi s’être embarqué pour un long voyage en car de 36 heures, avec escale à Paris, après avoir participé à une fête de l’huître.
J'ai soudainement eu la nausée et j'ai vite compris que j'avais une intoxication alimentaire. J'ai commencé à vomir violemment. Je ne pouvais même pas retenir de l'eau, ce qui m'a rapidement déshydraté. Les toilettes étaient bouchées, comme d'habitude. Je n'étais pas le seul à souffrir, tous les autres passagers aussi, car je vomissais sans arrêt. Pendant des heures. Au bout d'un moment, j'étais si faible que je ne pouvais plus bouger, je me sentais à deux doigts de mourir.
Nous avons tenté de le joindre pour qu’il nous raconte comment il s’était sorti de ce cauchemar. Pas de réponse, mais son intervention semble esquisser une fin heureuse. « Je voulais juste sortir de ce bus infernal et m’allonger au bord de l’autoroute, au milieu de nulle part, peu m’importait. Dans tout cela, il ne me restait que 1 % de batterie. Avec ça, j’ai cherché le premier TGV, acheté rapidement un billet, suis monté dans le train avec mes vêtements et mes cheveux imprégnés de vomi. J’ai pu rentrer chez moi en 3 ou 4 heures au lieu de 10. »
« Le conducteur est en train de péter un câble »
Quand on parle d’histoires d’horreurs de bus, on revient souvent sur les mêmes désagréments : toilettes sales ou malodorantes, odeurs corporelles ou de repas insupportables, inconfort et proximité subie, bruits, retards, problème de place assise, matériel défectueux, voire insécurité. William a subi un petit combo de tout cela à la fois.
Ce client de la compagnie verte raconte avec fracas, sur TikTok, son trajet de nuit Aix-Bordeaux. Déjà, ça commence mal : « Des mecs qui fumaient dans le fond du bus, de la clope et de la beuh, ça puait alors qu’il y avait des enfants (qui pleuraient). » Il se rend compte que sa place réservée n’existe pas. Il s’assied ailleurs. « Il faut imaginer, il y avait neuf arrêts. Donc neuf fois, il y avait quelqu’un pour me réveiller et me dire ‘excuse-moi, t’es sur ma place’. Donc impossible de dormir. »
Vers 3/4 heures du mat', on comprend que le conducteur est en train de péter un câble sur un passager, et ils ont commencé à se battre, à côté du bus à l'arrêt. Donc tout le monde a vu depuis les fenêtres cette bagarre avec un autre passager, qui était sûrement alcoolisé.
L’internaute l’assure : il ne raconte pas cette histoire pour critiquer la compagnie. « Tout n’est pas de leur faute. » Mais il se pose des questions : « Je sais que c’est du low cost, mais je demande… Je sais pas… un minimum… ? ».
De son côté, Flixbus indique que : « Si, malheureusement, vous êtes témoin ou victime d’un incident de mauvaise conduite à bord, sachez que nous sommes là pour vous soutenir. » Une icône « Discuter avec le service clientèle » est disponible en bas à droite de l’application écran dans la section Aide. On peut aussi les joindre par téléphone au + 33 (0) 1 76 36 04 12.

Le voleur de sandwich
Si la grande majorité des voyages se passe sûrement très bien, d’autres sont juste un mauvais moment à passer. Élodie n’aime pas trop les bus. Mais quand on n’a pas le choix, on est quand même contente de les trouver. « J’y suis allée, mais ce jour-là, j’avais tellement faim… Au point où j’en devenais désagréable et méchante. J’avais qu’une hâte, c’était de me poser dans le bus, et de manger. J’ai acheté un sandwich, mais comme j’étais chargé, il était posé au-dessus de mon sac. »
Elle raconte avoir eu un échange de regard étrange avec un homme à la gare routière. « Et là, je me pose, et j’ai plus de sandwich. Je rebrousse chemin, rien. On m’avait volé mon sandwich. Une meuf m’a dit qu’elle avait vu le voleur, qu’il avait déjà mangé mon sandwich. »
Je me suis rassise, choquée, au bord des larmes. C’était parti pour 3h30 avec la dalle, sans pouvoir manger.
Des mamies et des enfants oubliés sur les aires d’autoroute
Les histoires de trajets infernaux, il est très facile d’en trouver. Les forums et les réseaux sociaux en regorgent, et il est facile d’en entendre autour de soi. Quand on commence à chercher, on se demande si on n’en devient pas même un peu addict à ces récits tous plus improbables les uns que les autres. Comme ce passager qui raconte avoir eu un chauffeur de bus « persuadé que quelqu’un vapotait », et qui a donc « fait descendre tout le monde sur le bord de l’autoroute » exigeant des aveux.
Comme personne n'a avoué avoir vapoté dans le bus, il a dit qu'il nous laisserait là. Finalement, quelqu'un a avoué avoir utilisé sa cigarette électronique dehors pendant une escale, et qu'il avait peut-être gardé l'odeur sur lui. Le conducteur a obligé ce type à s'asseoir à l'avant, à côté de lui, et a aspergé le bus d'un désodorisant à l'odeur horrible. C'était bizarre…
Ou ces autres clients, oubliés sur le bord d’une route, avec toutes leurs affaires encore dans le car. Peu importe qu’il s’agisse de personnes âgées, comme le rapportait actu Bordeaux en mai dernier, ou d’adultes avec enfants. Ce genre d’histoire est en réalité très fréquent, puisque FlixBus estime n’avoir aucune obligation de faire l’appel et d’attendre tous ses passagers lors des pauses.
Le cauchemar de tout les gens qui prennent le bus #fakesituation #humour pour pas sauter
« Il m’a oubliée à Limoges, laissée au milieu de rien, et est reparti avec toutes mes affaires », se plaint une jeune femme sur TikTok, quand une autre, en route pour Florence depuis Nice, assure sur un forum que son bus est parti alors qu’elle était aux toilettes, avec valise et sac à dos contenant « toute sa vie » à l’intérieur. Dans toutes ses anecdotes, dont nous nous faisons parfois l’écho, jamais on n’a vu un bus faire demi-tour pour récupérer un passager, car cela ne fait pas partie de la politique de l’entreprise.
« Ce sont des lignes régulières, avec des passagers qui ont des interconnexions. Si [à la fin de la pause] on commence à attendre celui qui a envie de finir sa cigarette ou qui hésite trop longtemps entre acheter des KitKat ou des M&M’s, les retards s’accumulent et l’organisation ne tient plus », avait répondu à QueChoisir Charles Billiard, porte-parole de FlixBus, en 2025.
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