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Par Eric V.
Le gouvernement promet de ramener le déficit de la sécurité sociale de 21,8 à 12,7 milliards, et demande pour cela 5,5 milliards aux retraités. En décembre dernier, il avait promis 19,4. En mai, on en était à 23,2. Les chiffres de ce matin ne sont pas des prévisions : ce sont des répétitions.
Reprenons le fil par un document. Le 31 décembre 2025, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 est publiée au Journal officiel. Elle fixe un déficit de 19,4 milliards d'euros. Cinq mois plus tard, le 28 mai, la Commission des comptes de la sécurité sociale — l'organisme officiel chargé de tenir les comptes, pas un cabinet d'opposition — annonce que l'exercice finira plutôt à 23,2 milliards. Trois milliards huit cents de plus, en cent cinquante jours, sur un chiffre voté par le Parlement.
Ce matin, le même gouvernement a présenté le budget de la sécurité sociale pour 2027. Il y annonce un déficit de 12,7 milliards. Et pour y parvenir, il demande 5,5 milliards aux retraités.
Ce qu'on demande aux retraités, en clair
Deux mesures, et elles sont simples à comprendre une fois qu'on a retiré le jargon budgétaire.
La première est un partage des pensions en trois étages au 1er janvier. En dessous de 1 260 euros par mois, la pension suit l'inflation, intégralement. Entre 1 260 et 2 034 euros, elle ne la suit qu'en partie. Au-dessus de 2 034 euros, elle ne la suit plus du tout : elle est gelée. Personne ne baisse, et c'est tout l'art du procédé — on ne retire rien, on cesse de suivre. Rendement attendu : environ 4,1 milliards.
La seconde est fiscale, et elle est passée presque inaperçue. L'abattement de 10 %



























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