NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
ENTRETIEN - En attendant la cérémonie d’ouverture des J.O. d’hiver de Milano-Cortina, le directeur des sports de France Télévisions confie sa vision et ses objectifs pour l’avenir.
La 25e édition des Jeux olympiques d’hiver se déroule à Milano-Cortina (Italie) du 6 au 22 février 2026. Diffuseur officiel en clair, France Télévisions met en place un dispositif et une couverture exceptionnels, héritage des Jeux de Paris 2024. Entretien avec Laurent-Éric Le Lay, directeur des sports, en préambule de la quinzaine olympique.
LE FIGARO. - Le sport est omniprésent sur France Télévisions avec le tournoi des VI Nations et les Jeux olympiques de Milano-Cortina qui débutent simultanément. Dans la foulée des 50 ans de Stade 2, c’est une année 2026 qui débute sur les chapeaux de roues pour France Télévisions Sport…
Laurent-Éric LE LAY. – Absolument. C’est le propre des années paires avec les Jeux olympiques. Cette fois, ce sont les Jeux d’hiver qui commencent maintenant, pour un début d’année intense. Nous avons pour l’occasion mis en place un dispositif ambitieux.
Nous allons en parler, mais, d’abord, évoquons le Tournoi des Six Nations qui, pour la première fois, n’est pas visible in extenso et exclusivement sur France Télévisions. Comment la rédaction des sports le vit-elle ?
Nous avons effectivement été contraints de sous-licencier un certain nombre de matchs à TF1. D’un point de vue éditorial, il s’agit principalement de rencontres programmées pendant les Jeux olympiques. Ce n’est évidemment pas un choix fait de gaieté de cœur, mais il s’inscrit dans un contexte budgétaire contraint pour France Télévisions, qui est bien connu. Le service des sports est mis à contribution comme les autres. Nous avions été relativement épargnés ces dernières années, notamment avec les Jeux de Paris 2024. Même si cela reste frustrant, il est logique que nous participions à l’effort financier du groupe.
Cela vous a-t-il conduit à revisiter le traitement du tournoi cette année ?
Pas fondamentalement. Nous diffusons toujours les grands rendez-vous, comme France-Irlande, en ouverture, et France-Angleterre, en clôture. Cette année, ces affiches ont lieu en prime time, ce qui nous permet de déployer un dispositif à la fois traditionnel et exceptionnel pour ces matchs majeurs.
C’est sans doute la première fois que les Jeux d’hiver occupent une place aussi importante dans nos grilles
Comment qualifieriez-vous le dispositif prévu pour les Jeux olympiques d’hiver 2026 ?
Il est particulièrement ambitieux. C’est sans doute la première fois que les Jeux d’hiver occupent une place aussi importante dans nos grilles. Plusieurs raisons l’expliquent. D’abord, le retour des Jeux en Europe, après Pyeong Chang et Pékin, avec des horaires beaucoup plus favorables pour le public français. Ensuite, il s’agit des premiers Jeux après Paris 2024 : l’ampleur du dispositif éditorial mis en place à cette occasion crée un héritage qu’on ne peut pas ignorer. Enfin, les Jeux d’hiver de 2030 auront lieu en France. Tout cela nous a conduits à proposer une couverture très large, avec des directs quasiment en continu, de 9 heures à 23 heures, en alternance sur France 2 et France 3, ponctuellement sur France 4, ainsi que des rediffusions la nuit. «Télématin» assurera également le lien, en partie depuis Milan, ce qui nous permet de couvrir les Jeux tout au long de la journée.
Et vous lancez une chaîne numérique dédiée sur France.tv…
Oui, à l’occasion des Jeux, nous lançons la chaîne numérique francetvsport. Nous avons déjà l’habitude des chaînes événementielles, que ce soit pour Paris 2024, le Tour de France ou Roland-Garros. La nouveauté, cette fois, c’est que nous ne souhaitons pas l’arrêter après les Jeux. L’objectif est qu’elle devienne un canal de diffusion numérique pérenne au sein de l’offre France Télévisions Sport.
Accueillera-t-elle des diffusions liées à des droits que vous avez déjà acquis ou que vous allez acquérir ?
Elle a vocation à amplifier les droits que nous possédons déjà. Les Jeux olympiques, bien sûr, mais aussi Roland-Garros ou le Tour de France. Prenez Roland-Garros : lors des premières journées, de nombreux matchs se déroulent simultanément. Cette chaîne permettra d’en proposer davantage. Elle offre aussi une dimension interactive, avec un live chat permettant aux téléspectateurs d’échanger directement avec les commentateurs. Ce lien est difficile à créer en télévision linéaire, alors que le numérique s’y prête parfaitement. Nous l’avons expérimenté hier lors de France-Irlande, diffusé en simultané sur la chaîne numérique : c’est une autre manière de vivre le sport.
Une chaîne numérique bien identifiée est donc un outil supplémentaire au service du sport français Passer la publicité
Y verra-t-on des disciplines sportives moins exposées ?
Oui, de nombreux sports cherchent aujourd’hui des fenêtres de diffusion. Nous ne pouvons pas toujours les accueillir en linéaire, faute de place. Une chaîne numérique bien identifiée est donc un outil supplémentaire au service du sport français.
Vous évoquez là, par exemple, des disciplines olympiques qui entrent dans le cadre de l’accord que vous avez avec le CNOSF ?
Exactement. Cet accord existe déjà, notamment via Sport en France, mais il peut être complété. Nous sommes très attachés à la diversité sportive. Nous en diffusons déjà beaucoup, mais il reste encore un large potentiel, en direct ou en différé. De nombreuses compétitions restent peu visibles : notre rôle est aussi de leur offrir une exposition.
Faut-il comprendre que cette plateforme numérique est destinée à être pérenne jusqu’à la prochaine Olympiade ?
Tout à fait. Elle a vocation à s’inscrire dans la durée, jusqu’aux Jeux de Los Angeles, puis ceux des Alpes françaises, avant Brisbane. Elle fera le lien entre sports d’hiver et sports d’été. Nous diffusons déjà beaucoup de sport en numérique ; les rassembler au sein d’une même chaîne permet de les rendre plus lisibles et plus visibles.
Comment France Télévisions Sport s’inscrit-elle sur le sport paralympique ?
Le sport paralympique occupe une place essentielle. Lors des Jeux paralympiques d’hiver, nous proposerons un dispositif très complet, avec sept heures de direct par jour, de 10 heures à 18 heures sur France 2 et France 3. Un magazine quotidien de 20 minutes sera également diffusé en prime time sur France 3. L’ensemble des autres disciplines sera accessible sur notre offre numérique. Le sport paralympique est en plein essor : nous diffuserons par exemple le championnat d’Europe de cécifoot, organisé en France cet été, avec les matchs de l’équipe de France en linéaire.
Le documentaire sportif connaît un véritable âge d’or
La série documentaire a été révolutionnée par le sport depuis quelques années sur les plateformes. Quel est l’objectif des prochaines productions de France Télévisions Sport sur Roland-Garros et le Vendée Globe à travers Violette Dorange ?
Le documentaire sportif connaît un véritable âge d’or, et c’est une excellente nouvelle. Pendant longtemps, on pensait que le public du documentaire et celui du sport ne se recoupaient pas. Cette idée est dépassée. Nous nous inscrivons dans un mouvement global, partagé par de nombreux diffuseurs. Nous venons par exemple de diffuser un documentaire de 52 minutes consacré à Tess Ledeux, grande championne de ski freestyle, malheureusement blessée cette saison. Raconter son parcours permet de renforcer le lien entre le public et les athlètes. À France Télévisions, nous avons la chance et je suis très heureux de voir le département documentaire développer ces projets, et beaucoup d’autres sont en préparation.
L’entité France Télévisions Sport est-elle à un tournant compte tenu de l’évolution de modèle autour des droits de diffusion, par exemple ?
C’est une question intéressante, le monde change en permanence. Plutôt qu’un tournant, je parlerais d’une évolution. France Télévisions mène une stratégie « digital first », tout en sachant que le sport reste l’un des rares contenus capables de rassembler massivement, en direct, toutes les générations. Peu d’événements fédèrent encore autant une nation. Cela continuera d’exister en télévision linéaire. Mais notre mission est aussi de toucher tous les publics, en utilisant l’ensemble des leviers numériques, y compris les réseaux sociaux, pour aller chercher ceux qui n’ont plus le réflexe de regarder Stade 2 le dimanche soir à 20h sur France 3. Les formats et les écritures doivent s’adapter aux publics, sans renoncer à raconter les mêmes histoires. C’est une évolution exigeante, mais indispensable.


4 month_ago
46



























.jpg)






French (CA)