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La Ville de Québec lance un guide de bonnes pratiques destiné aux propriétaires d'appareils de chauffage au bois afin d’améliorer davantage la qualité de l’air.
Le guide, disponible en ligne, arrive quelques mois après une disposition d'un règlement municipal sur le chauffage au bois, qui autorise, depuis le 1er septembre, seulement les appareils de chauffage au bois certifiés sur le territoire de la ville.
Le chauffage au bois fait partie de la réalité à Québec et, même si les appareils non certifiés sont interdits, d’autres, comme les foyers, peuvent encore être utilisés. La Ville offre maintenant un outil simple et concret pour mieux chauffer au bois tout en réduisant les impacts sur la qualité de l’air et la santé, explique Marie-Josée Asselin, responsable de la qualité de l’air au comité exécutif.

Marie-Josée Asselin est vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Québec. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
On peut y retrouver notamment les types de bois appropriés, les méthodes de mise à feu et des techniques d’entretien.
Ce qu'on souhaite, c'est globalement améliorer la qualité de l'air et diminuer l’émission de particules fines, ajoute la conseillère. Un appareil qui est bien utilisé, c’est à la fois plus efficient au niveau énergétique pour la personne qui l’utilise, mais c’est aussi meilleur pour l’émission de particules fines.
Je ferais le parallèle avec un véhicule sur 100 kilomètres. La façon dont on le conduit va avoir une différence sur l’efficacité de notre véhicule. Pour un poêle à bois, c’est pareil.
74 % des foyers déclarés
Pour ce qui est du nouveau règlement sur les foyers au bois en vigueur depuis septembre, la Ville indique faire bonne route.
Au cours des derniers mois, la Ville a reçu un nombre important de demandes d’aide concernant la vérification de l’homologation des appareils de chauffage. En date du 26 octobre 2026, 22 139 déclarations ont été effectuées, ce qui représente un taux de 74 % des 30 000 appareils estimés sur le territoire. La Ville a également versé, à ce jour, plus de 2,3 M$ en subvention pour aider près de 2650 propriétaires à retirer ou remplacer leur appareil au bois, explique l’administration municipale.

Québec par une matinée froide (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy
En ce qui concerne les 25 % de foyers qui pourraient ne pas avoir été déclarés, la Ville souhaite poursuivre la voix de la prévention plutôt que celle de la coercition. Ce n’est pas dans nos plans d’utiliser la contravention. [...] L’objectif des équipes, c’est vraiment d’accompagner les gens, prévient la conseillère.
Marie-Josée Asselin rappelle toutefois que le règlement est entré en vigueur il y a cinq ans. Ce n’est pas un nouveau règlement. Les gens qui ne l’ont pas déclaré, on ne le sait pas qu’ils en ont un. On ne peut pas aller sévir chez des gens.
Elle mentionne que les périodes d’interdiction temporaire des foyers en période de smog permettent de repérer les foyers non déclarés. À ce moment-là, si quelqu’un utilise son appareil et qu’il n’est pas enregistré, ça va nous permettre de savoir les gens qui n’ont pas d’appareil, mais il y a énormément de communications qui ont été faites, notamment l’envoi de lettres dans les quartiers où il y a des maisons plus susceptibles d’en avoir.
Toutefois, en trois ans, seules quatre périodes d’interdiction ont été décrétées par la Ville, l’équivalent de 202 heures.

En cas de panne d’électricité de plus de trois heures, l’utilisation d’un poêle certifié ou non est permise. (Photo d'archives)
Photo : You Tube
Chaque fois qu’il y a eu des interdictions de quelques heures, c'est à peine 3 % des cheminées qui fumaient quand même. Les gens de Québec sont très conscients, précise la conseillère municipale.
Marie-Josée Asselin rappelle qu’en cas de panne d’électricité de plus de trois heures, l’utilisation d’un poêle certifié ou non est permise.
El Niño
Le prochain hiver pourrait être rempli de surprises, notamment en raison d’El Niño, un phénomène météo qui pourrait faire place à plusieurs chocs de températures.
Les périodes où il y a des interdictions, c’est les périodes où il y a de très faibles vents et les périodes d’inversion thermique, les moments où l’air froid est trappé. C’est plus dans les périodes de grands froids. C’est plus ou moins ça qu’on s’attend avec El Niño, estime Marie-Josée Asselin.


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