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La Ville de Québec devient la première réserve de biosphère urbaine au Canada et la première capitale en Amérique du Nord à recevoir cette reconnaissance de l’UNESCO.
Cette désignation, octroyée vendredi au cours de la 38e session du Conseil international de coordination du Programme sur l’Homme et la biosphère tenue dans la réserve d’Itaipu, au Paraguay, « confirme que notre ville peut grandir et se développer en harmonie avec la nature qui la traverse », se réjouit le maire de Québec Bruno Marchand.
Une réserve de biosphère « s’efforce de trouver un équilibre entre la conservation de la nature et le développement durable pour et avec les communautés », selon leur description onusienne. La désignation de l’UNESCO n’octroie aucun statut légal : il s’agit, en somme, d’une reconnaissance internationale envers la valeur de conservation d’une région et l’engagement des communautés locales à promouvoir non seulement la biodiversité, mais aussi le patrimoine culturel local en vertu de son adhésion à des principes de développement durable.
Le principal objectif d’une réserve de biosphère est de « favoriser l’intégration harmonieuse de l’Homme et de la nature », souligne l’UNESCO, et d’encourager une cohabitation heureuse entre les deux. Une réserve s’articule autour de trois zones, dont une zone centrale strictement protégée, une zone tampon qui comprend des activités « écologiquement viables » et une zone de transition où « les communautés encouragent des activités économiques et humaines durables des points de vue socioculturel et écologique. »
La demande de désignation, principalement portée par la Ville de Québec, a également reçu la bénédiction d’une soixantaine de partenaires, dont la nation Wendate, l’Université Laval et la Chambre de commerce et d’industrie.
Il s’agit de la troisième reconnaissance onusienne octroyée à Québec, déjà reconnue à titre de ville du patrimoine mondial et ville de littérature.
Un réseau d’envergure internationale
La candidature de Québec insistait sur la présence de 1400 km de cours d’eau dans son territoire. Outre le Saint-Laurent qui borde la capitale, quatre grandes rivières sillonnent Québec, « dont la Saint-Charles et ses berges naturalisées, bordé d’une vaste couronne forestière et ponctué de lacs, de boisés urbains et de milieux humides riches en biodiversité. »
La capitale québécoise fait son entrée dans un réseau de plus de 780 réserves présentes dans 142 pays. Elle côtoie, dans ce palmarès, des sites mondialement connus : Yellowstone-Grand Teuton ou le Golden Gate aux États-Unis, la Camargue, les Cévennes ou le Mont Ventoux en France, la Forêt noire en Allemagne ou encore les îles Galapagos en Équateur.
La région de biosphère de Québec est un modèle unique en Amérique du Nord et particulièrement rare à l’échelle mondiale, souligne la Ville par communiqué. Il est inédit qu’un territoire de plus de 600 000 résidantes et résidants, avec des secteurs fortement urbanisés et aussi densément peuplés, obtienne cette désignation. »
Québec devient la 20e réserve de biosphère au Canada. Le doyen des sites canadiens, le Mont-St-Hilaire, jouit de cette désignation depuis 1978, soit deux ans après la mise sur pied du réseau. Au Québec, Charlevoix (1988), le Lac-Saint-Pierre (2000) et Manicouagan Uapishka (2007) ont également précédé la capitale québécoise dans un réseau canadien qui comprend Waterton, en Alberta, la baie de Fundy, au Nouveau-Brunswick, ou les escarpements de Niagara, en Ontario.


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