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Déposée en juin sur la plateforme de l’Assemblée nationale, cette pétition qui qualifie la chaîne de « machine de propagande », dépassait les 580 000 signatures ce lundi après-midi.
La rédaction - Aujourd'hui à 17:30 | mis à jour aujourd'hui à 17:36 - Temps de lecture :
« CNews n'est pas une chaîne d'information. C'est une machine de propagande », dénonce une pétition déposée le 10 juin sur la plateforme de l'Assemblée nationale. Longtemps restée confidentielle, elle connaît un regain spectaculaire ces derniers jours, franchissant le cap des 100 000 signatures jeudi et dépassant les 580 000 ce lundi. Ce regain fait suite à l’attentat raciste de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines, qui a causé un mort et sept blessés le 24 octobre. Plusieurs responsables politiques ont alors dénoncé les discours diffusés sur la chaîne, propriété du groupe Canal+, contrôlé par le milliardaire Vincent Bolloré, qu’ils accusent de contribuer à un climat hostile envers les musulmans.
L’auteur du texte, Lucas Massoni, dénonce la diffusion de propos racistes ainsi que la banalisation des idées d’extrême droite. Il rappelle également les sanctions prononcées contre la chaîne par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel : depuis 2019, CNews a reçu 27 rappels à l’ordre de l'Arcom et a écopé de 630 000 euros d’amendes. Parmi les séquences controversées citées figure notamment celle visant Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis, comparé à un « grand singe » et à un « chef de tribu » par un invité de la chaîne en mars dernier.
Vers un débat parlementaire autour de CNews ?
En dépassant le seuil des 580 000 signatures ce lundi après-midi, la pétition, si elle a des signataires issus d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, peut donner lieu à un débat à l'Assemblée nationale. Sa tenue n’est toutefois pas automatique et dépendra de l’examen de la demande par les instances parlementaires. En juillet dernier, une pétition « contre la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre » avait atteint 730 000 signatures mais avait été classée par les membres de la commission des Lois.
De toute façon, la mobilisation ne pourra pas entraîner directement la fermeture de CNews. Le retrait éventuel de son autorisation de diffusion relève de l’Arcom, qui veille au respect des obligations imposées aux chaînes de télévision. Un scénario qui reste improbable, d’autant que les fréquences de la TNT viennent d’être renouvelées pour 10 ans.


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