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Népal, Maroc, Inde et enfin la France, l'Italie ou encore l'Albanie : depuis 2022, c’est la gen Z qui se mobilise dans de nombreux pays contre la corruption, le pouvoir en place, ou pour réclamer plus de justice sociale.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 18:00 | mis à jour aujourd'hui à 18:01 - Temps de lecture :
La crise française s'exporte : ce mardi, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a condamné « tous les actes de violence » survenus lors de manifestations ces derniers jours dans plusieurs pays européens, et a appelé les parties prenantes à « apaiser les tensions ». « Les manifestations de grande ampleur qui se déroulent en Albanie, en Belgique, en France, en Italie et au Portugal suscitent des préoccupations en matière de droits humains. Je condamne tous les actes de violence et appelle toutes les parties prenantes à apaiser les tensions et à prévenir toute nouvelle violence », a déclaré Volker Türk dans un communiqué.
« Il y a un effet de contagion propre aux mouvements sociaux », nous expliquait la semaine dernière le sociologue Paolo Stuppia, professeur à Sciences Po Paris. « Dans l’Union européenne, les politiques d’austérité qui touchent la jeunesse sont un peu les mêmes. » Selon lui, il y a « de nombreux points communs » entre les mouvements récents et ceux de la génération Z dans les pays du Sud l’année dernière, au Népal notamment, mais aussi au Maroc, à Madagascar ou en Indonésie. « Aujourd’hui, tout le monde s’y retrouve, il y a la culture pop en commun avec le symbole du drapeau dans le manga One Piece », précise-t-il.
500 soldats vont être déployés à Milan
En Italie, des centaines de manifestants ont été interpellés lors de deux jours d'affrontements à Milan, samedi et dimanche, durant lesquels des dizaines de policiers ont été blessés. Plusieurs boutiques de la capitale italienne de la mode ont été pillées et certaines enseignes restent fermées cette semaine, tandis que d'autres ont retiré leurs vitrines et renforcé la sécurité. De nouvelles manifestations sont attendues samedi et Rome va déployer 500 soldats sur place. Le gouvernement envisage également des mesures de répression plus larges, incluant des restrictions sur les rassemblements publics, un assouplissement des règles de détention des mineurs et des sanctions plus sévères à l'encontre de leurs parents.
En Belgique, des centaines de personnes ont également manifesté samedi - à Bruxelles et à Liège - dans le sillage de la journée de mobilisation organisée en France contre la vie chère, des rassemblements marqués par quelques débordements imputés à des « casseurs » par les autorités. Les lycéens belges se mobilisent depuis début octobre dans plusieurs grandes villes pour protester notamment contre la hausse récente des frais d’inscription à l’université. La situation s’est tendue depuis le 9 octobre après une manifestation syndicale à laquelle se sont joints des jeunes qui disent avoir été la cible de la répression policière.
En Albanie, les affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre se sont poursuivis lundi soir à Tirana. La capitale du pays est depuis une semaine le théâtre de scènes d'émeutes lors de manifestations auxquelles ont participé des milliers de personnes, notamment des jeunes, dénonçant les mauvaises conditions d'étude dans les universités, la corruption, et exigeant la démission du chef du gouvernement Edi Rama. « Les manifestations sont un droit, tandis que la violence est un crime. Cette ligne rouge doit être clairement tracée », a dit celui-ci sur Facebook.


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