À compter de dimanche, la taxe sur les petits colis entre en vigueur : les achats effectués sur des plateformes e-commerce extra-européennes comme Shein, Temu, AliExpress ou Amazon sont soumis à une nouvelle taxe de deux euros par catégorie d'articles commandés.
L’article 82 de la Loi de finances pour 2026 instaure une "taxe sur les petits colis" qui vise à augmenter le prix de la livraison des articles de marchandise contenus dans les envois de faible valeur.
Cette taxe concerne les commandes inférieures à 150 euros, elle ne s’applique pas sur le colis total mais sur les catégories de produits. Dans le cadre d'un achat de trois pantalons, cela coûte 2 euros. En revanche, pour un pantalon, une paire d’écouteurs et un bijou, la taxe s’élève à six euros.
"Cela reste quand même une hausse qui peut impacter évidemment les ménages les plus modestes"
Mais ce sont les plateformes exportatrices qui vont le payer. Le risque est donc que ces entreprises augmentent les prix pour garder leurs marges. Un impact direct sur les consommateurs, selon Pascal de Lima, chef économiste chez Novaminds.
"Cela reste quand même une hausse qui peut impacter évidemment les ménages les plus modestes, les étudiants en particulier. Ce sont les deux populations qui importent le plus de produits de Temu, Shein, par exemple, voire des produits d’Amazon qui fonctionnent aussi sur un envoi massif de petits colis. Donc là, on a effectivement un effet pour cette catégorie de la population", a déclaré Pascal de Lima à Europe 1.
En plus de cette taxe s’ajoutera un droit de douane européen de trois euros en juillet prochain avec le même fonctionnement. En attendant, les plateformes pourront contourner cette taxe en faisant atterrir la marchandise dans un autre aéroport avant de l’acheminer en France par la route.


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