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Après les petits réacteurs modulaires (PRM), la Saskatchewan tourne son regard vers les réacteurs nucléaires traditionnels. Le gouvernement provincial a affirmé vouloir « évaluer » les différents types de technologies qui lui sont offerts.
Depuis des mois, la Saskatchewan manifeste son intérêt envers le nucléaire pour faciliter sa transition des énergies polluantes. Selon le premier ministre saskatchewanais, Scott Moe, le nucléaire est l’énergie du futur, faute d’autres options.
La transition énergétique vers le nucléaire s’annonce significative si la Saskatchewan veut remplacer une partie de ses sources d’énergie actuelles, qui ne comprennent pour le moment pas le nucléaire.
Notre stratégie en matière de sécurité énergétique définit une voie vers la production d'énergie nucléaire à partir de petits réacteurs modulaires et de grands réacteurs nucléaires, en utilisant l'uranium de la Saskatchewan, affirme le ministre responsable de SaskPower, Jeremy Harrison.
Il ajoute que la demande en électricité va doubler dans les 25 ans à venir, voire plus.
SaskPower précise toutefois que l’exploitation d’un réacteur nucléaire ne se fera pas de sitôt. Il faudra au moins 15 à 20 ans, c'est pourquoi nous devons entamer ce processus dès maintenant, indique son président-directeur général, Rupen Pandya.
Le gouvernement provincial aimerait raccourcir ces délais, mais en incombe la responsabilité à la Commission canadienne de sûreté nucléaire et à Ottawa.
David Brock, le vice-président de la société d’État saskatchewanaise, rappelle que la Saskatchewan à de grands dépôts d'uranium à forte teneur.
La majeure partie des réserves canadiennes d’uranium se trouve dans le nord de la Saskatchewan , dit pour sa part le gouvernement fédéral.
Rupen Pandya indique qu’un modèle de réacteur nucléaire sera choisi cette année. Il promet aussi que ses équipes vont collaborer avec les titulaires de droits autochtones, les communautés et les entreprises de la Saskatchewan pendant qu'[il envisage] le déploiement potentiel de grands réacteurs nucléaires.
Aucune estimation concrète du coût ou de la capacité de production de ces réacteurs nucléaires n’a encore été dévoilée, étant donné que SaskPower doit déterminer la technologie que privilégiera la province, ce qui influera sur ces chiffres.
Pourquoi avoir les deux?
Malgré cette annonce, la province affirme qu'elle continue de mener des évaluations de PRM.
Jeremy Harrison explique que la Saskatchewan mise sur ces deux technologies, puisque le coût des PRM reste à déterminer.
Il y a une différence dans le coût. Il y a un degré d’incertitude sur le coût des petits réacteurs modulaires, contrairement aux réacteurs nucléaires, affirme-t-il.
Guy Marleau est professeur associé à Polytechnique Montréal. L’avantage d’un gros réacteur, c’est qu'il produit plus d'énergie, précise-t-il.
Cela coûte plus cher pour le réacteur au complet, mais, si on ajoute le coût des petits réacteurs pour monter à la même puissance [qu'un gros réacteur], on s'aperçoit que les petits réacteurs nucléaires ne sont pas nécessairement économiques, ajoute-t-il toutefois.
Scott Moe a soutenu l’idée de Mark Carney de faire du Canada une superpuissance énergétique, et cette vision se matérialise dans cette stratégie d’utiliser les deux types de réacteurs nucléaires.
Grâce à l'augmentation de la capacité d'interconnexion, l'énergie nucléaire fera de la Saskatchewan une puissance exportatrice et garantira la sécurité énergétique de la province à long terme, conclut Jeremy Harrison.


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