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Si le sud du Québec croque dans son blé d’Inde depuis la mi-juillet, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le maïs sucré vient à peine de commencer à faire son apparition dans les kiosques.
Il était d’ailleurs très attendu par les citoyens. Chez le Maraîcher des basses terres du Saguenay, quelques heures à peine après l’ouverture du kiosque, les employés devaient déjà effectuer une deuxième cueillette pour répondre à la demande.
Les clients sont au rendez-vous. La levée est bonne, je n'ai pas eu vraiment de perte. Ça devrait être une bonne saison quand même, a affirmé le propriétaire, Sylvain Fillion.

Il se vend aussi du maïs sucré au kiosque du Maraîcher des basses terres.
Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc
Dans le secteur de Laterrière, la situation est identique. Les clients se pressent au kiosque de Luc Collard, qui est propriétaire de la Ferme laterroise. Selon lui, cette saison pourrait bien être fructueuse.
Ça s'annonce très bien. La chaleur est de retour aussi. On a eu beaucoup de pluie au début de juin qui a vraiment abîmé les variétés hâtives. Donc là, présentement, ce qui s'en vient, ça va être le meilleur, a expliqué M. Collard.
Tirer son épingle du jeu
Bien que le maïs soit d’excellente qualité cette saison, les producteurs régionaux doivent trouver des façons de se démarquer face aux bas prix présents dans les grandes chaînes d'épiceries.
Quand tu as des places plus éloignées, bien c'est plus difficile. Donc là, faut que ton produit soit toujours irréprochable. Faut toujours encourager, essayer de faire sortir le monde de chez eux pour aller faire une petite promenade, puis acheter le produit local, a affirmé le président régional de l’Union des producteurs agricoles, Jean-Thomas Maltais.

Luc Collard vend du maïs sucré à sa ferme située à Laterrière.
Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette
En effet, les producteurs doivent redoubler d’efforts pour attirer la clientèle directement à la ferme.
Nous autres, le prix, c'est toujours semblable. On est à 9 $ la douzaine, mais on en met 13 à la douzaine. On fait attention aux consommateurs, puis on essaie de réduire nos coûts le plus possible pour arriver à un prix qui est raisonnable pour le consommateur, a ajouté Luc Collard.
Il s’agit, pour lui, d’une recette simple pour garder la clientèle fidèle tout au long de la saison.


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