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À entendre les citoyens, un constat revient de plus en plus souvent : la fonction de député semble être devenue, pour certains, davantage un moyen de « bien » gagner sa vie qu’une mission au service de la Nation (et donc du Peuple).
Bien sûr, les principaux intéressés s’en défendent. Et ceux qui rêvent de les rejoindre, aussi.
Pourtant, une question simple mérite d’être posée : lorsqu’un député demande des efforts aux Français, ne devrait-il pas être le premier à montrer l’exemple ?
Après tout, un député est élu par le peuple. Il est censé représenter le peuple, et non se contenter d’accompagner le pouvoir en place (c’est le Peuple qui le paie et non le pouvoir).
Une représentativité parfois microscopique
Autrefois, pour candidater au second tour d’une législative, il fallait, impérativement, atteindre 12,5 % et plus des électeurs inscrits au premier tour..
Aujourd’hui, certains élus obtiennent leur siège avec des niveaux de représentativité qui feraient pâlir un président de club de pétanque.
Prenons l’exemple de 2017 :
* Le député le moins représentatif a été élu après n’avoir recueilli que 5 918 voix au premier tour, soit 1,44 % des inscrits de sa circonscription.
* Le député le plus représentatif le fut avec 40,75% des inscrits
* Pour ces députés de 2017 : 1,44% = 40,75% = 9 591€*
Une question de simple logique se pose alors :
Comment prétendre représenter un peuple lorsque l’on ne représente effectivement qu’un peu plus d’un électeur sur cent ?
Les « Smicards de Bourbon »
On pourrait appeler « Smicards de Bourbon » les députés dont la représentativité est inférieure au seuil historique des 12,5 % des inscrits.
Leur nombre a fortement progressé au fil des scrutins :
-
- 2012 : 20 députés
- 2017 : 82 députés
- 2022 : 121 députés
- 2024 : 8 députés (élection exceptionnelle avec les jeux de désistements au profits de ses « adversaires » politiques et surtout au détriment des électeurs. La preuve la composition de l’Assemblée)
Cette évolution montre que la représentativité réelle des élus n’est pas toujours à la hauteur de la légitimité qu’exige leur fonction.
Une idée simple : rémunérer selon la représentativité
Dans la vie courante, chacun est évalué sur ses résultats.
Le commercial est rémunéré selon son chiffre d’affaires.
L’artisan selon ses clients.
L’agriculteur selon sa production.
Pourquoi le député, qui se présente comme représentant du peuple, ne serait-il pas rémunéré selon le niveau réel de représentation qu’il obtient auprès des électeurs ?
Le principe serait simple :
-
- un minimum garanti de 1,5 fois le SMIC, soit environ 2 735 € mensuels, afin d’assurer la dignité de la fonction ;
- puis une rémunération évoluant proportionnellement au pourcentage d’électeurs inscrits ayant voté pour lui au premier tour.
Ainsi, celui qui représente davantage de citoyens percevrait davantage que celui qui en représente très peu.
Cela paraît finalement moins révolutionnaire que de payer exactement la même indemnité à un élu soutenu par 40 % des inscrits et à un autre soutenu par seulement 1,5 %.
Le retour du sens de l’exemplarité
Avec un tel système, les députés seraient confrontés à la même réalité que celle qu’ils demandent quotidiennement aux Français : l’effort et la responsabilité.
Ils gagneraient en crédibilité lorsqu’ils évoquent les économies budgétaires, les restrictions ou les sacrifices nécessaires.
Mieux encore, la sélection des candidats se ferait naturellement avec davantage de rigueur.
Les partis seraient contraints de présenter des personnalités capables de convaincre largement plutôt que de simplement bénéficier d’un contexte favorable.
Et il deviendrait beaucoup plus difficile d’affirmer que certains entrent en politique principalement pour la rémunération.
Des économies substantielles
Les simulations réalisées montrent qu’une rémunération indexée sur la représentativité permettrait des économies considérables (58 millions par an) pour les finances publiques et aussi et surtout pour le Peuple.
Selon les législatures étudiées, l’économie annuelle atteindrait entre 86 % et 90 % des montants actuellement versés.
Au total, sur les quatre dernières législatures, l’économie cumulée dépasserait 232 millions d’euros.
Une somme qui mérite au minimum d’être discutée.
Les députés proposeront-ils eux-mêmes cette réforme ?
Soyons réalistes.
On imagine difficilement les députés réclamer spontanément une baisse potentielle de leurs indemnités.
Ce serait un peu comme demander à un chat de voter l’interdiction des souris.
L’initiative ne peut donc venir que des citoyens :
« nous en sommes là, de par l’inertie des députés et nous n’en sortirons que quand ils accepteront la représentativité comme base de leur rémunération »
À l’approche des élections de 2027 (déjà pour la présidentielle), chaque candidat devrait être invité à répondre publiquement à une question simple :
« Acceptez-vous que la rémunération des députés soit proportionnelle à leur représentativité réelle ? »
La réponse (au niveau des candidats présidentiels, risque d’être positive, surtout si leur silence ou leur non acceptation, risque de leur faire perdre des voix) permettra à chacun de juger de la cohérence entre les discours et les actes.
Citoyens, à vous de décider
Les élus ne sont puissants que parce que les citoyens leur confient ce pouvoir.
Si les électeurs exigent davantage d’exemplarité, les partis finiront par l’entendre.
Si les électeurs restent silencieux, rien ne changera.
Vous pouvez interpeller vos candidats, relayer cette proposition, en débattre autour de vous ou soutenir toute initiative visant à ouvrir ce débat au niveau national.
Au fond, la question est simple :
Souhaitez-vous des députés rémunérés indépendamment de leur représentativité réelle, ou des députés dont la rémunération reflète effectivement le soutien qu’ils ont reçu des électeurs ?
(en clair, demandez à tous les candidats qui se présentent chez vous – déjà pour les présidentielles et ensuite pour les législatives – s’ils acceptent l’effort, de la rémunération au prorata de leurs voix obtenus au 1er tour, par rapport aux inscrits).
Éliminez ceux qui ne répondent pas ou qui maintiennent le principe de la rémunération telle qu’actuelle (ce qui veut dire qu’ils refusent de faire le moindre effort, alors qu’ils acceptent de vous demander d’en faire!)
La liste des candidats pour la présidentielle est la première à exploiter! Et le moment venu, il sera temps de questionner tous les candidats de votre circonscription. Expliquez à chaque contacté que vous allez informer les électeurs de votre circonscription, de leur « réponse » (un silence est une réponse!)
À chacun d’y répondre.
Et s’il pouvaient ajouter (au serment du jeu de paume, de leurs aînés) « ….et nous y resterons de par notre acceptation de notre représentativité »
Accepter cela c’est aussi accepter que les élections soient à un seul tour (et ne dîtes pas que cela ne servirait à rien. Regardons ensemble les européennes, où , là aussi, la rémunération devrait être au prorata des voix obtenues).

(textes et recherches effectués par KEG et finalisés et mis en place avec la participation de gptonline.ai)
XXXXX 06/06/2026 XXXXX
Petit rappel relatif à la précédente parution :
https://wp.me/p4Im0Q-73m – Reprise petite à petit des travaux d’analyses et de curiosités à découvrir parce qu’intéressantes à découvrir


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