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Selon le séquestre de la mine Eagle, les dépenses liées à la remise en état du site s’élèveront à au moins 110 millions de dollars cette année.
Dans ses deux derniers rapports, le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) fournit un aperçu des dépenses liées au projet pour la période allant de janvier à septembre 2026. La firme est devenue le séquestre et le gestionnaire de la mine d’or après la catastrophe survenue en juin 2024.
Les coûts les plus élevés concernent le personnel, l’hébergement et l’équipement, pour une somme approximative de 50,6 M$.
Les travaux d'assainissement, tels que le traitement des eaux, le stockage de l’eau et la stabilisation de l’infrastructure de lixiviation, entraîneront des dépenses de 31 M$, tandis que les coûts de gestion du site, de conseillers techniques et les honoraires atteindront environ 24 M$.
Atténuer les dépenses
En mars 2025, un tribunal ontarien a approuvé l’augmentation de la limite d’emprunt imposée par le gouvernement du Yukon au projet, la faisant passer de 105 à 220 M$. Le séquestre affirme que ce seuil n’est pas encore atteint, une bonne nouvelle, selon le ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources, Ted Laking.
Pour l'instant, nous ne pensons pas qu'il sera nécessaire d'augmenter le prêt davantage, explique-t-il. Tout cela est couvert par le prêt actuel, mais oui, c'est une somme considérable.
Le gouvernement reconnaît l’importance des travaux de réhabilitation effectués sur le site, mais dit qu'il doit tout de même rester vigilant.
Lorsqu’il s’agit de l’argent public, nous devons surveiller de près pour nous assurer que les choses sont faites correctement et de manière efficace.

Selon le ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources, Ted Laking, les coûts du projet ont créé une pression considérable sur le budget territorial. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos
Selon les rapports de PwC, une partie des coûts du projet aurait été récupérée par la vente de certains actifs miniers pour un montant de 27 M$, ainsi que par la vente de redevances calculées à la sortie de la fonderie à l’entreprise américaine Franco-Nevada pour une valeur de 54,9 M$.
Par ailleurs, un communiqué du gouvernement territorial indique : Les fonds de la vente serviront à financer les travaux en cours à la mine et protégeront les contribuables en couvrant une partie des frais liés à la remise en état, conformément à l’ordonnance de mise sous séquestre.
Progrès vers un acheteur
Le séquestre confirme également que le processus de la vente de la mine se poursuit avec la minière Boroo, établie à Singapour. En avril, l’entreprise a signé un accord d’exclusivité avec PwC lui donnant le droit de négocier davantage la vente.
Selon le séquestre, les prochaines étapes consisteraient à établir un accord-cadre avec le gouvernement territorial, à élaborer un plan pour la réouverture de la mine et à discuter d’une entente avec la Première Nation Na-Cho Nyäk Dun.
Avec les informations d’Elyn Jones


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