NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Culture 21/10/2026 10:58 Actualisé le 21/10/2026 13:48
Grand Prix de la Semaine de la critique à Cannes, le premier long-métrage de Marine Atlan a mis tout le monde, mais alors vraiment tout le monde d’accord.

les films du poisson - Bibi Film TV - Arte France Cinéma
« La Gradiva » sort en salles, ce mercredi 21 octobre.
C’est un gros, gros, très gros coup de cœur chez beaucoup de nos confrères. Ce mercredi 21 octobre, un petit film français a su tirer son épingle du jeu dans le catalogue des sorties ciné de la semaine : La Gradiva, premier long-métrage de Marine Atlan sur une bande de lycéens en voyage scolaire à Naples, unanimement salué dans la presse.
« Entre balade dans les quartiers napolitains, halte avec leçon instructive à la villa des Mystères, visite de musée, escapade pour rencontre nocturne et fête collective, le séjour est mouvementé, riche d’apprentissages, de découvertes euphoriques comme de désillusions cruelles », souligne Télérama, selon qui la réalisatrice offre « un étonnant concentré où l’histoire antique résonne avec tout ce que traversent les adolescents ». Quatre « T ».
Même son de cloche dans les pages du Monde, où l’on lit que le « teen-movie » joue « magnifiquement du vertige de temps qui s’ouvre entre la cité du sud de l’Italie et ses visiteurs : l’hypercontemporanéité des lycéens se retrouve exhaussée par l’ancienneté multicouche de la ville alentour ». Le quotidien du soir prend l’exemple « d’un frêle élève en survêtement bleu électrique » au beau milieu du musée archéologique de Naples.
Theodora, Parcoursup, « palme d’aura »
Ce n’est pas qu’une affaire de contrastes. Le long-métrage naturaliste suit une classe de vingt élèves en voyage scolaire près de Naples avec leur professeure de latin, pour visiter les ruines de Pompéi, ravagé par l’éruption du Vésuve il y a 2 000 ans. Au cours de cette excursion, les ados vont être traversés par diverses émotions, de la joie à la colère, en passant par le désir. Ils vont rencontrer le réel de manière brutale, parfois.
Trois d’entre eux sont au centre du récit. Toni (Colas Quignard), adolescent turbulent et charismatique veut profiter du voyage pour enquêter sur ses origines italiennes. Sa relation teintée de désir avec son meilleur ami James (Mitia Capellier-Audat), à qui tout réussit, va être bousculée. De son côté, Suzanne (Suzanne Gerin) peine à trouver sa place dans le groupe et porte en elle une colère, notamment contre les rapports de domination que James installe.
« Si La Gradiva est un film de visages, et de lumière sur les visages, c’est aussi un film de parole, une question posée à la langue – celle de la jeunesse de 2026, semblable à aucune autre, énigmatique comme le phrasé de la chanteuse Theodora, Kongolese sous BBL à fond (dans la bande-son, ndlr) –, et une question posée au langage », soulève Libération, qui y voit sa « palme d’aura » (clin d’œil au jeu mêlant absurde et mèmes dans les lycées).
« Ça paraît un peu irréel »
Le Parisien et franceinfo parfont le coup de foudre. Pour le premier, le film saisit « brillamment la jeunesse de 2026 », comme les angoisses de Parcoursup, les applis de rencontres ou une conscience politique aiguisée. Chez nos confrères du second, on salue la mise en scène « d’un déterminisme social toujours à l’œuvre » et la force de « questionnements universels, propres à cet âge plein de doutes ».
Au Festival de Cannes, il a été récompensé du Grand Prix de la Semaine de la Critique. Et plus récemment, il a fait partie des cinq finalistes retenus pour présenter la France aux Oscars (c’est Minotaure du Russe Andreï Zviaguintsev qui l’a emporté, finalement). « Ça paraît un peu irréel, a confié à l’AFP Marine Atlan, elle-même surprise par cet engouement. On a fait le film avec moins de trois millions d’euros, avec des acteurs non professionnels. Il n’y a pas de star. »
Connue jusqu’ici pour son travail de directrice de la photographie, la désormais cinéaste de 37 ans précise : « Le film a été dur à faire (deux ans de casting notamment, ndlr). On nous a beaucoup dit “ça ne marchera pas”, ou “c’est trop long” (il dure 2 h 25, ndlr), ou “c’est une forme trop étrange, trop lente”. Ça fait du bien de voir que ces formes nouvelles peuvent toucher les gens. » Et qu’il est toujours aussi impossible d’anticiper la trajectoire d’un film.


13 hour_ago
80



























.jpg)






French (CA)