NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Si la pêche aux coques, ou aux myes, a récemment été au cœur de discussions concernant l’ouverture de nouveaux sites de cueillette, son héritage trouve encore un écho chez plusieurs citoyennes de l’Est-du-Québec.
Lundi, quatre femmes, originaires du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord, ont raconté leur lien avec cette tradition de cueillette côtière au micro de l’émission Première Escale. Pour ces citoyennes qui ont grandi près de la mer, la pêche aux coques est une tradition qui résonne de plage en plage.
Je n’avais pas réalisé que, lorsque j'étais jeune, c'était rare d'avoir accès comme ça à ce mollusque, raconte Sonia Landry, originaire du secteur Saint-Omer, qui fait à ce jour partie de la Ville de Carleton-sur-Mer.
Enfant, elle mangeait les mollusques en collation. Ça venait souvent comme des cadeaux que mon grand-père nous faisait après être allé braver le froid. Il était gentil de nous en apporter.

Une œuvre de l'artiste peintre Johane Landry, tante de Sonia Landry.
Photo : Gracieuseté : Johane Landry
La pêche aux coques est considérée comme une tradition et une pratique notable des Gaspésiens et des populations mi’gmaw de la péninsule. Elle est d'ailleurs inscrite au patrimoine culturel du Québec.
La récolte des myes est un héritage familial dans d’autres régions. C'est vraiment quelque chose qui s'est transmis de génération en génération, rapporte Anne-Florence Dupuis, originaire de la Minganie et résidente de Sept-Îles.
Moi et ma sœur, on est vraiment bonnes, s’amuse la jeune femme de 27 ans. C'est drôle de voir que mon père est fier que ses filles pêchent les coques et aiment ça autant que lui, les pêcher et les manger.
Résidente de Rimouski, Suzanne Valotaire relate elle aussi des souvenirs de la pêche avec son père. Nous autres, on allait à Charlo. Il y a un village mig’maw et on y pêchait les coques. On était assez jeunes, c'est papa qui avait la pelle, qui creusait et se mettait à quatre pattes pour les ramasser.

Suzanne Valotaire lors d'une sortie de pêche aux coques au Bic en 2014.
Photo : Crédit photo: Sandra Fillion
À chaque région, sa technique
Lorsqu’elle est autorisée, la pêche aux myes demande de la préparation : il faut surveiller les tables des marées et s'équiper de pelles, bottes et chaudières. D'une région à l'autre, les noms et les techniques varient.
Sonia Landry en a fait l’expérience. Elle ne pêchait pas les coques de la même façon sur la plage de Douglastown, à Gaspé, et celle de Miguasha, à Nouvelle. C'était beaucoup plus sableux, donc plus agréable. On est plus solides sur nos pieds, mais il m’a fallu un peu d'adaptation pour réussir à trouver la bonne façon, décrit-elle.

Un festin de coques fraîchement pêchées, servies à la table de Suzanne Valotaire.
Photo : Gracieuseté : Suzanne Valotaire
Anne-Florence Dupuis appelle le plaqué le terrain vaseux qui se découvre lorsque la mer est basse. C'est spécial d'aller dans ces endroits-là. J'amène toujours avec moi mon pêche-coque et un seau pour collecter les coques. Ici, on dit un "siau".
J'entre comme dans un état de "flow" et je suis vraiment comme en mode "collecte de coque". J'essaie d'être le plus efficace possible. Ce sont des mouvements répétitifs. On en vient à développer sa propre technique.
Lorsque la pêche aux myes était encore ouverte dans la baie du Ha! Ha!, au parc national du Bic, Nadia Gagné et Suzanne Valotaire y forgeaient des souvenirs.
C'est plein de roches. C'est très physique, les coques dans la baie, parce qu'il y a beaucoup d'obstacles. Faut forcer, faut creuser, indique Nadia Gagné. C'est Nadia qui avait trouvé la méthode et on était assez fières, renchérit son amie Suzanne. On mettait une personne à la pelle, la personne forte creusait et l'autre était tout de suite à quatre pattes, prête à fouiller dans la motte retirée par la pelle!

Nadia Gagné, originaire de Matane, a été initiée à cette pêche en déménageant à Rimouski alors qu'un groupe d'amis l'a invitée à se joindre à ce qui est rapidement devenu leur rituel printanier. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Un accès réglementé
Plusieurs sites de pêche sont désormais fermés pour des raisons de toxicité du mollusque ou pour laisser la ressource se régénérer.
Cependant, une étude parlementaire a été amorcée à Ottawa, à la demande du député de Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine–Listuguj, afin de trouver un équilibre entre l’accès à la ressource et la sécurité alimentaire. Des pêcheurs, scientifiques et représentants des communautés autochtones devaient être consultés.
En mars, près de 150 citoyennes et citoyens se sont réunis sur la plage de Bonaventure pour soutenir la démarche d’Alexis Deschênes.

Les 150 citoyens réunis à Bonaventure pour appuyer l’étude parlementaire demandée par le député Alexis Deschênes. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté de Alain Turcotte
Probablement que le gouvernement fédéral n'a pas assez de ressources et d’argent pour rajouter des zones à surveiller, surveiller le braconnage et faire les échantillonnages, mais [nous disons] : mettez les ressources pour qu'on puisse y retourner!
Si la pêche est une passion pour la Gaspésienne, le fait d’accéder à de la nourriture gratuitement et d’utiliser ce que le territoire de l’Est-du-Québec a à offrir est essentiel, selon elle.

C’est à l’aide de conseils de la part d’amis et de sa famille que Sonia Landry a trouvé la meilleure stratégie pour la pêche aux coques. (Photo d'archives)
Photo : Crédit:Sonia Landry
Dans une publication sur les réseaux sociaux, Pêches et Océans Canada (MPO) a récemment rappelé aux adeptes de la Côte-Nord, de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent qu'il est primordial de toujours vérifier si les secteurs coquilliers sont ouverts avant chaque cueillette.
La pêche aux mollusques est à prendre au sérieux : les pluies abondantes, la pollution et des toxines peuvent créer des situations graves pour la santé, précise le ministère.
Une carte interactive indiquant les zones de fermeture de cueillette est disponible sur le site du MPO et des lignes téléphoniques sont accessibles pour obtenir de l’information sur les sites.
Avec les informations de Nathalie Dion et de Renée Dumais-Beaudoin


2 month_ago
27



























.jpg)






French (CA)