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Tribune

Collectif

Une trentaine de vice-présidents et d’élus de centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous) appellent, dans une tribune au « Monde », à une réforme structurelle pour que l’ensemble de la population étudiante puisse étudier sans subir de pression financière, indépendamment de ses études ou de sa situation familiale.

Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 4 min.

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Le constat s’impose avec une gravité accrue à chaque rentrée universitaire : étudier coûte de plus en plus cher. L’augmentation continue du coût de la vie étudiante s’est imposée comme le régime quotidien de toute une génération. En tant que vice-présidents étudiants des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous), élus au plus près du terrain, nous lançons l’alerte : cette paupérisation structurelle ne détruit pas seulement le quotidien des jeunes, elle hypothèque l’avenir de notre pays.

La précarité alimentaire vécue par les étudiants est une atteinte directe à la dignité et à la réussite académique. Si la généralisation du repas à 1 euro pour tous, effective depuis le mois de mai, représente une avancée sociale majeure, la bataille est loin d’être gagnée. Aujourd’hui inscrite dans la loi de finances 2026, cette mesure doit absolument être inscrite dans le droit commun.

Par ailleurs, une telle mesure ne peut vivre que si les moyens budgétaires suivent avec un financement public pérenne et à la hauteur, afin de doter les Crous des moyens matériels et humains nécessaires pour assurer leur mission sans en dégrader la qualité dans un contexte où les structures de restauration sont déjà saturées. Il est par ailleurs urgent de trouver des solutions adéquates pour les étudiants éloignés des campus universitaires, aujourd’hui encore privés de réponses adaptées. Garantir le repas à 1 euro dans la durée et pour l’ensemble de la communauté étudiante est un impératif de santé publique.

Passoires thermiques

Le logement demeure le premier poste de dépense et le principal vecteur d’inégalité. Alors que le parc social du Crous subit des augmentations de loyers régulières, celui-ci est toujours sous-dimensionné par défaut d’investissement de l’Etat. Le manque de logements est encore plus visible dans les territoires ultramarins et à Paris.

A cela s’ajoute l’urgence écologique : non adaptés aux désordres climatiques, de nombreux logements étudiants sont devenus des passoires thermiques glaciales en hiver et des bouilloires invivables en été. Un plan massif de rénovation thermique est indispensable pour garantir un habitat digne.

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