«Nous devons avoir le courage de croire à la paix!» a exhorté la coprésidente des Femmes socialistes, Tamara Funiciello, devant ses camarades réunies lors de leur assemblée, au début de ce mois. Dans la foulée, les Femmes socialistes ont donc adopté un document de positionnement pour exiger une «politique de paix féministe cohérente». Fustigeant au passage l’armée qui «reproduit la violence patriarcale. Nous ne voulons pas faire partie de ce système». Elles veulent la neutralité plutôt que les profits dus aux exportations d’armes. Les Femmes socialistes sont pleines de bons sentiments. Chacun de nous aussi. Mais peut-on faire une bonne politique avec de bons sentiments seulement?
Contrairement à la force et aux démonstrations de muscles, hélas, les beaux discours, s’ils donnent bonne conscience, n’ont jamais fait avancer la paix. Ainsi, à l’instar des plus farouches membres de l’UDC, qui eux aussi veulent la neutralité, les camarades de Tamara Funiciello sont-elles en retard, sinon d’une guerre, du moins d’une paix? Car «nous ne sommes plus en paix, même si nous ne sommes pas encore en guerre. Cela vaut aussi pour la Suisse. Nous sommes devenus une cible d’espionnage et de cyberattaques», alertait l’ancien chef de l’Armée Thomas Süssli le jour de son départ. Et c’est ce que vient de confirmer cette semaine, dans une interview, le directeur de l’Office fédéral de la cybersécurité, Florian Schütz. Rien que l’an dernier, il y a eu 222 cyberattaques contre des infrastructures critiques. Son office a ainsi enregistré cette année-là plus de 17 000 attaques contre des serveurs. Une augmentation de 115% en une année.


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