NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La mission Lunar Trailblazer, à destination de la Lune, s’est arrêtée le lendemain de son décollage. On sait désormais pourquoi : il s’agissait d’un simple bug qui aurait pu être évité facilement.
C’est presque devenu une blague dans le milieu du spatial : un télescope à plusieurs milliards de dollars, envoyé dans l’espace, et qui se retrouverait inutilisable à cause du cache oublié devant l’objectif. Eh bien ce cliché s’est quasiment produit pour de vrai avec la mission Lunar Trailblazer, révèle la Nasa.
Cette sonde à 72 millions de dollars avait décollé du centre spatial Kennedy, en Floride, le 26 février 2025. Elle devait partir en direction de la Lune, dans le but de cartographier le sol lunaire, mais aussi et surtout d’identifier les zones qui contiendraient de l’eau, et ce afin de mieux connaître les ressources sur place en vue de futures missions habitées.
Des panneaux solaires… Qui tournent le dos au Soleil
Finalement, tout ne s’est pas passé comme prévu, et dès le lendemain du décollage, la Nasa a perdu tout contact avec la sonde. Après plusieurs mois de tentatives infructueuses, la mission a été déclarée officiellement terminée en juillet.
Aujourd’hui, un nouveau rapport de la Nasa dévoilé par la chaîne américaine NPR révèle ce qui s’est passé… Et ce n’est pas glorieux pour l’agence spatiale américaine ! En effet, si la sonde a cessé de répondre, c’est à cause d’une toute petite erreur dans sa suite logicielle. Les panneaux solaires étaient censés se tourner automatiquement en direction du Soleil, afin de fournir de l’énergie au vaisseau.

Mais ici, ils se sont justement tournés à 180 degrés du Soleil. Résultat : impossible de recharger les batteries, et la sonde n’a pas pu survivre plus de quelques heures après son départ.
Plus en détail, le bug n’est pas dû à une seule personne qui aurait chargé les mauvais paramètres, il s’agit d’une accumulation de plusieurs petites erreurs tout au long de la chaîne, et la Nasa précise dans son rapport : « Chaque petite anomalie aurait pu être récupérable si nous avions eu suffisamment de temps, mais la combinaison de tout cela a été trop difficile à gérer. » L’agence ajoute également que cela est dû à « la pression du coût et du calendrier. »
Un programme peu cher mais risqué
Ceci n’est pas forcément étonnant car Lunar Trailblazer faisait partie du programme SIMPLEx. Un ensemble de missions où les coûts sont réduits au maximum, notamment concernant la sécurité, afin de fournir des appareils rapides à produire, avec un risque d’échec, mais un investissement bien moins important, et dont les problèmes n’ont pas d’énormes conséquences sur la totalité de l’agence.
Le principe est séduisant : conserver les grosses missions scientifiques ambitieuses, et ajouter d’autres projets plus modestes dont un échec ne coûterait pas trop cher. Le problème, c’est que depuis le début du programme et la première mission en 2021, tout ou presque a raté.

La sonde Q-PACE a perdu le contact peu après son décollage, LunaH-Map, partie avec Artémis I n’a pas réussi à déclencher son système de propulsion, Janus a été annulée, et maintenant, Lunar Trailblazer est victime d’une erreur. Pour l’instant, seule EscaPADE, à destination de Mars, semble se dérouler normalement depuis son décollage en novembre dernier.
Malgré tout, la Nasa se veut positive et assure que Lunar Trailblazer a tout de même permis de gagner de l’expérience pour de futures missions à faible coût. Ceci est sans doute vrai, mais l’ensemble du programme SIMPLEx commence à ressembler à un véritable cimetière au fil des échecs.
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


3 month_ago
39



























.jpg)






French (CA)