NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) et ses vice-Premiers se sont séparés après une nuit blanche de négociation, samedi matin, avant de partir en vacances. Ils ont pu engranger quelques accords, notamment sur l'annualisation du temps de travail. Mais rien sur le budget, alors que le gouvernement compte réaliser un effort supplémentaire de 10 milliards d'euros d'ici à 2029. La tradition politique veut pourtant que le gouvernement conclue une sorte de préaccord budgétaire en été, avec les principales mesures, qui seront affinées lors du conclave d'octobre.
Alexia Bertrand, la cheffe de file d'Anders (ex-Open VLD) au Parlement fédéral, voit dans ce report le signe d'un désamour dans la majorité Arizona (N-VA, MR, Engagés, Vooruit, CD & V). "J'entends dans les couloirs du Parlement que l'ambiance est très mauvaise dans le gouvernement et que le Premier ministre pensait que cela ne servait à rien de se réunir maintenant. Le démarrage des négociations budgétaires fut trop tardif l'an dernier, et on recommence cette année-ci…", déplore-t-elle.
Le gouvernement De Wever boucle plusieurs dossiers clés avant les vacances : voici ce qui va changerCraignez-vous que l'on revive le même scénario ? L'Arizona n'avait pas bouclé son budget à temps et il avait fallu commencer l'année 2026 avec des douzièmes provisoires (qui consistent à reproduire chaque mois le budget de l'année précédente, sans nouvelles mesures).
Exactement. Les douzièmes provisoires, c'est de l'immobilisme. Un tel scénario serait dramatique. J'avais estimé les pertes de recettes à 1 milliard d'euros à cause des trois mois de douzièmes provisoires. En 2025, pour sa première année, le gouvernement avait réalisé un effort budgétaire de 224 millions d'euros. C'est peanuts ! Rien du tout. En 2026, il visait 2 milliards. Sauf que le demi-milliard sur certaines mesures TVA est tombé, la taxe colis est tombée, l'indexation en centimes (le plafonnement de l'indexation des salaires et des pensions, NdlR) est arrivée plus tard que prévu… On sera entre 500 millions et un milliard d'euros réalisés. On a déjà deux années budgétaires perdues. Pour la première fois, on a le plus mauvais budget de la zone Euro. Ce n'était jamais arrivé. À politique inchangée, on va vers une dette de 122 % du PIB (produit intérieur brut) en 2031 et un déficit public pour l'État fédéral qui aura quasiment doublé d'ici à la fin de la législature (2029).
Face à ce constat, vous buvez du petit-lait chez Anders ? La N-VA vous a accusés de tous les maux budgétaires lorsqu'elle était dans l'opposition.
Non, ce serait hyper-cynique. Quand un contrôle budgétaire arrive, je me demande en tant que citoyenne ce qui va encore nous tomber dessus et je constate que les choses ne sont pas faites avec rigueur. Ils ont fait croire qu'ils allaient réaliser un assainissement de 32 milliards (à l'horizon 2029, NdlR), mais il est en réalité de 4,4 milliards jusqu'à présent. En plus, leurs recettes se résument à quoi ? Taxes, taxes, taxes… Que ce soit la taxe d'assurance qui a augmenté, la TVA sur les hôtels et campings, les accises sur le gaz et les carburants, la déduction des intérêts sur la seconde résidence… Ils ont introduit ou augmenté une trentaine de taxes. La N-VA est en train de se rendre compte que gouverner, c'est plus compliqué que de crier depuis les bancs de l'opposition. Elle devrait avoir un peu d'humilité. Je vais vous faire une confidence. Je pensais que ce gouvernement avec la N-VA allait nous mettre une sacrée raclée. On allait voir ce qu'on allait voir. Mais il n'en est rien du tout. Et je regrette cette situation.
Le flexi-job est "la" solution pour laquelle toute une série de secteurs, comme l'Horeca ou l'événementiel, pleuraient pour répondre à des pics d'activités. Cela crée de l'activité.
Anders a tout de même soutenu plusieurs réformes.
Oui, et il faut le rappeler ! On a soutenu la limitation du chômage dans le temps, la réforme du marché du travail, la réforme de pensions… Ce qui manque, ce sont des réformes visant à stimuler la croissance économique. Et ce qui me dérange, c'est qu'une partie du gouvernement dépeint comme des profiteurs tous les gens qui entreprennent, qui bossent et qui épargnent. Vooruit envoie l'image du chef d'entreprise couché au bord de sa piscine. Et le CD & V assimile les flexi-jobistes et les gens qui ont une société de management aux nouveaux malades de longue durée… C'est inacceptable.
Vincent Van Peteghem (CD & V), ministre du Budget, n'a pas dit cela. Il a dit que les flexi-jobs et les sociétés de management coûtent de plus en plus cher à la Sécurité sociale, comme les malades de longue durée. Selon lui, les flexi-jobs représentent un manque à gagner de 500 millions d'euros pour l'État.
Ça n'est pas correct ! Comme l'a dit David Clarinval (MR), ministre de l'Économie, il faut remettre un peu de rationalité dans ce débat : 83 % des travailleurs qui ont un flexi-jobs bossent déjà à temps plein, et seulement 17 % à 4/5e temps. On est en train de prétendre que ce sont ceux-là le problème (parce qu'ils passeraient d'un temps plein à un 4/5e temps pour prendre un flexi-jobs à la place, qui est moins taxé, NdlR). Mais quand on passe d'un temps plein à un 4/5e temps, il faut savoir qu'il y a une période d'attente de six mois avant de pouvoir prendre un flexi-job. Pour abuser du système, il faut déjà avoir envie de faire six mois sans rentrées complémentaires…
Le ministre Van Peteghem jette un pavé dans la mare des flexi-jobs et divise la majorité ArizonaSur la base de l'expérience de l'Horeca (hôtels, restaurants, cafés), le Conseil national du travail (CNT) estime que les flexi-jobs remplacent des emplois classiques.
Mais le flexi-job est "la" solution pour laquelle toute une série de secteurs, comme l'Horeca ou l'événementiel, pleuraient pour répondre à des pics d'activités. Ça crée de l'activité. Et la vérité aussi, c'est que ces gens ne prendraient pas ces jobs s'ils étaient autant taxés que les emplois traditionnels. On est en train de nous faire croire que le dérapage budgétaire vient de ces gens qui travaillent ou des personnes qui ont une société de management, qui prennent donc des risques et contribuent à la richesse de ce pays, alors qu'on compte plus de 600 000 malades de longue durée et 2,5 millions de Bim (bénéficiaires de l'intervention majorée), qui ont avantage sur avantage…
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


21 hour_ago
35



























.jpg)






French (CA)