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La MRC de Témiscamingue appuie les demandes de groupes pour un encadrement de la chasse à l'orignal par les non-résidents du Québec.
Des Premières Nations comme Kebaowek et des pourvoyeurs militent pour une meilleure gestion des chasseurs provenant de l'Ontario et des États-Unis, par exemple.
Le conseil de la MRC a adopté une résolution d’appui mercredi soir pour répondre à certaines problématiques soulevées depuis un certain temps, indique le préfet Martin Lefebvre.
J’ai parlé au ministère des Ressources naturelles et de la Faune avant d’entériner cette décision avec mes collègues, signale-t-il. On a à peu près 1000 chasseurs qui viennent de l’extérieur du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Mais, une grosse majorité, peut-être 70 %, vient au Témiscamingue. Ça fait beaucoup de monde sur un territoire qui est grand, oui, mais ça amène des problématiques, des chicanes.

Le préfet de la MRC de Témiscamingue, Martin Lefebvre. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
Un chasseur non-résident doit respecter certaines règles, comme utiliser les services d'une pourvoirie ou chasser dans une zone d'exploitation contrôlée (zec) ou dans une réserve faunique, d’après le site du gouvernement. Dans le sud du Témiscamingue, une grande partie du territoire se trouve sur des zecs, dont la Kipawa et la Restigo.
Un non-résident peut toutefois chasser sur d'autres terres s'il est accompagné d'un résident du Québec qui possède un permis de chasse à l’orignal ou s’il pratique son loisir sur sa terre privée, ce qui exclut les baux de villégiature.

La zec Kipawa couvre une large superficie. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly
L'objectif n'est pas d'empêcher les chasseurs non-résidents d'accéder au territoire, mais de resserrer les règles, précise Martin Lefebvre.
Actuellement, ça amène plus de problématiques, je pense, que de retombées économiques, a-t-il mentionné lors du conseil de la MRC.
L’idée, ce n’est pas de ne plus avoir de chasseurs de l’extérieur. On comprend que les terres publiques sont des terres publiques, mais il faudrait réglementer quand même davantage, comme c’était le cas avant, en 2018, pour faire en sorte que ces gens de l’extérieur puissent passer davantage par les pourvoyeurs plutôt que d’arriver et de s’installer un peu n’importe où, souligne M. Lefebvre.

Les territoires de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec attirent de nombreux chasseurs. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Travis Golby
Tourisme Abitibi-Témiscamingue s’était aussi déjà prononcé publiquement en 2024 avec l’Association régionale des pourvoiries de l’Abitibi-Témiscamingue (APAT) à ce sujet. Ils demandaient au ministère de l’Environnement que tout non-résident qui veut chasser l’orignal au Québec sur le territoire libre soit tenu de le faire avec une pourvoirie, sauf quelques exceptions.


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