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ENTRETIEN - Jean-Marc Juramie, directeur général adjoint en charge des programmes Canal+, nous dévoile en avant-première les grandes lignes de la 51e cérémonie prévue le jeudi 26 février.
Comme chaque année, Canal+ fait la part belle aux César à travers sa programmation : «En aparté» accueillera Benjamin Lavernhe, le maître de Cérémonie ; «Superplan», le rendez-vous d’Antoine de Caunes, reviendra sur les moments forts après la cérémonie ; «Césarissime» est une émission spéciale où les anciens lauréats racontent des anecdotes (cette année, Hafsia Herzi, Rod Paradot, Laure Calamy, Abou Sangaré, Valérie Bruni-Tedeschi, Alex Lutz)... Des films nommés, à l’instar de Valeur sentimentale ou L’Épreuve du feu seront diffusés en février. Quant à la cérémonie, prévue pour le jeudi 26 février, Jean-Marc Juramie, directeur général adjoint en charge des programmes Canal+, nous dévoile en exclusivité ses temps forts.
LE FIGARO - TVMAGAZINE. – Quelles sont les grandes nouveautés de cette 51e édition ?
Jean-Marc JURAMIE. C’est la première année où Canal + ne sera pas en TNT. Nous avons décidé d’élargir la diffusion aux déclinaisons cinéma de la chaîne, à Cstar, ainsi qu’au digital, en France et à l’international. Sur notre application, sur Daily motion… Et nous faisons un effort sur la visibilité de la cérémonie dans le monde entier : les 50 territoires de Canal + en Europe et en Afrique et un partenariat inédit avec TV5Monde pour élargir aux zones où nous ne sommes pas implantés. Cette diffusion en mondovision est une grande première.
Il est essentiel de faire rayonner le cinéma français ?
Bien sûr. Je pense qu’il y a une appétence car les films français se vendent très bien et c’est notre rôle, en tant que premier financeur de ce cinéma, d’aider à son attractivité et sa visibilité.
Continuez-vous à développer les réseaux sociaux ?
Oui, nous serons encore plus présents sur tous les réseaux. Nous ne réservons plus le flux de la cérémonie à Canal +. Et Lena Situations sera pour la troisième fois en direct sur le tapis rouge pour interviewer les personnalités.
Regarder la vidéo César 2026: qui sont les nommés cette année ?
Quel est l’apport d’une personnalité comme Lena Situations ?
Elle est très professionnelle, travaille de façon sérieuse et journalistique. Elle voit tous les films. C’est vraiment qualitatif et, évidemment, elle parle à une communauté plus large que l’audience télé traditionnelle. Nous avons été bluffés l’an passé : ses contenus ont généré plus de 30 millions de vues et un million de personnes ont regardé son direct live. C’est une vraie force de frappe pour la cérémonie, Canal + et l’Académie.
Quid de la dimension sociétale inhérente à ce genre de cérémonie ?
Il y a toujours une liberté de parole, tant qu’on ne prend pas la soirée en otage. Nous sommes clairs : tout ce qui n’est pas une prise de parole organisée donne lieu à une coupure du signal car c’est notre obligation de maîtriser l’antenne.
En quoi Benjamin Lavernhe était-il le meilleur choix pour présenter cette cérémonie ?
Sa personnalité nous a convaincus car c’est un rôle difficile à jouer qui nécessite une palette assez large. Les gens capables de prendre et tenir la scène sont rares. Il y a eu beaucoup d’humoristes par le passé car c’est leur métier. Benjamin est surtout très légitime dans le cinéma. Il a le portrait-robot parfait du maître de cérémonie. Il est vraiment fort dans l’émotion comme dans le rire. Il a envie de faire de l’humour et la présence de Jim Carrey le rend vraiment euphorique, comme on le voit dans la bande-annonce.
Vous trouvez que la présentation collégiale n’avait pas fait ses preuves ?
Si complètement, c’est d’ailleurs un mécanisme hybride cette année, avec le retour d’un maître de cérémonie mais pas présent à temps complet comme par le passé. Il est important d’incarner la soirée. Et il a une totale liberté. La seule consigne est de faire un programme divertissant, une soirée joyeuse pour célébrer le cinéma.
La question du timing reste essentielle, surtout un jeudi…
Nous avons avancé l’horaire de début à 20h30, afin de finir avant minuit. Mais il y a un temps un peu incompressible. Nous avons réussi à tenir sur trois heures les années précédentes.
La perte d’audience liée à la concurrence des Enfoirés vous a paru plus grave qu’un changement de date (les César, prévus le 27 février, ont été avancés au jeudi 26 en raison de la diffusion du spectacle des Restos du cœur sur TF1)…
Ce n’est pas la perspective d’une perte d’audience qui nous a fait changer. Il n’était pas question de placer la grande fête du cinéma français en face de la plus grande soirée caritative de l’année. Les organisateurs des Enfoirés avaient de bonnes raisons de choisir cette date. Nous nous serions fait du mal mutuellement.


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