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La mère de Laurent Vinatier, chercheur prisonnier en Russie, évoque deux pistes pour sa libération

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International 26/12/2025 10:24 Actualisé le 26/12/2025 11:49

Le Kremlin a annoncé avoir formulé « une proposition » à la France concernant ce Français de 49 ans détenu en Russie, sans toutefois fournir davantage de détails.

Brigitte Vinatier, la mère du chercheur Laurent Vinatier, s’exprime sur BFMTV, le jeudi 25 décembre.

Capture d’écran - BFMTV

Brigitte Vinatier, la mère du chercheur Laurent Vinatier, s’exprime sur BFMTV, le jeudi 25 décembre.

Une nouvelle inattendue. La Russie a annoncé ce jeudi 25 décembre avoir fait « une proposition » à la France concernant le chercheur Laurent Vinatier, emprisonné en Russie depuis juin 2024. Le Kremlin, qui avait jusqu’ici éludé les questions sur ce prisonnier français, semble ainsi ouvrir la voie à une possible libération.

Cependant, la Russie n’a donné aucun détail supplémentaire sur la forme que celle-ci pourrait prendre. Une libération « pendant les fêtes de fin d’année, ce serait une merveilleuse nouvelle », s’est réjouie la mère du chercheur, Brigitte Vinatier, sur RTL, ce jeudi. « Nous n’osons pas encore y croire, mais nous avons beaucoup d’espoir », a-t-elle ajouté.

Jusqu’à présent, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s’est contenté de déclarer : « Une proposition a été faite aux Français concernant Vinatier. La balle est dans le camp de la France maintenant ». Deux phrases qui laissent les proches de cet homme de 49 ans dans l’attente, entre espoir et incertitude.

Vers une grâce présidentielle ?

« Nous sommes comme tout le monde, nous n’en savons pas plus. Nous pensons à deux choses : à la grâce présidentielle et à un échange », a indiqué Brigitte Vinatier, au micro de RTL. Elle souligne que le Noël orthodoxe, célébré le 7 janvier, est traditionnellement un moment où Moscou peut accorder des grâces présidentielles. « Il y a des grâces à ce moment-là », assure-t-elle, tout en reconnaissant être dans « l’ignorance complète ».

L’avocat français de Laurent Vinatier, Me Frédéric Belot, a de son côté estimé qu’un échange de prisonniers est « envisageable » mais « il convient d’être extrêmement prudent ».

Laurent Vinatier a été condamné en octobre 2024 par un tribunal russe à trois ans de prison pour ne pas s’être enregistré en tant qu’« agent de l’étranger », alors qu’il collectait des « informations militaires » pouvant être « utilisées contre la sécurité » de la Russie.

Ce chercheur spécialiste de l’espace post-soviétique, était employé par le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels, notamment s’agissant de l’Ukraine. Également soupçonné d’« espionnage », il pourrait voir sa peine encore alourdie.

« Revoir notre fils le plus vite possible »

« Notre espoir, c’est de revoir notre fils Laurent le plus vite possible », a déclaré sur BFMTV la mère du chercheur. En réaction aux déclarations du Kremlin, l’entourage d’Emmanuel Macron a assuré que le président de la République suit « avec la plus grande attention » le sort du chercheur « retenu arbitrairement en Russie » et « demeure pleinement mobilisé pour obtenir sa libération le plus rapidement possible ».

Le ministère français des Affaires étrangères a également indiqué jeudi soir que « l’ensemble des services de l’État, à Paris et à Moscou, sont pleinement mobilisés pour obtenir la libération au plus vite de Laurent Vinatier », et restent « en contact constant avec ses parents et son épouse ».

De son côté, Brigitte Vinatier s’est réjouie d’avoir reçu des nouvelles de son fils, via une lettre qu’il a pu leur envoyer pour Noël. « Il a un compagnon de cellule, ce qui est plutôt une bonne chose. Il ne peut pas sortir, il ne peut pas communiquer, mais il peut aller se promener dans une cour », décrit-elle, évoquant des conditions de détention « à peu près correctes ».

Selon elle, son fils « va bien. » « Il est résilient, il a fait un énorme travail sur lui-même, puisqu’aujourd’hui ça fait plus de 560 jours qu’il est retenu », a-t-elle conclu. L’ambassade de France en Russie a réussi à faire parvenir « un colis de victuailles » au prisonnier, pour Noël.

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