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Les libéraux fédéraux ont une date encerclée à leur calendrier électoral : le 13 avril prochain. Ce jour-là, trois élections partielles, dont deux à Toronto, pourraient leur donner la majorité à la Chambre des communes. Les électeurs de la Ville Reine sont bien conscients de l’importance de leur vote sur la balance du pouvoir à Ottawa.
Dans les derniers mois, cinq députés conservateurs se sont joints aux libéraux. La dernière en date étant la conservatrice Marilyn Gladu, qui a rejoint les rangs des libéraux mercredi. Les troupes de Carney occupent maintenant 171 sièges, à un seul de la majorité. Les deux élections partielles de Toronto pourraient bien leur donner les coudées franches.
Dans un centre communautaire de la circonscription de Scarborough-Sud-Ouest, où se déroule l’une des partielles, les matinées sont consacrées au pickleball pour une dizaine de retraités. Dans quelques jours, ils savent qu’ils devront échanger leur raquette pour un crayon et faire un choix crucial à l’isoloir. Huit candidats sont sur les rangs pour succéder à Bill Blair.

Six des huit candidats se présentant à l’élection partielle dans Scarborough-Sud-Ouest qui aura lieu ce lundi.
Photo : Radio-Canada / Montage par Camile Gauthier
David Scheffel habite dans le coin depuis une trentaine d’années. Il se fait un devoir d’exercer son droit de vote à chaque élection. Cette fois-ci ne fera pas exception. Cette élection est plus importante qu’une partielle ordinaire, pense-t-il.
Une bonne partie de la communauté comprend l’importance de cette élection, non seulement à Scarborough-Sud-Ouest, mais aussi pour l’ensemble du pays.
Il ne reste que quelques jours aux candidats pour convaincre les électeurs. Si certains disent vouloir encore s’informer, d’autres assument leur choix, y compris l’idée de donner une majorité au Parti libéral.
Je sais déjà pour qui voter, lance d’emblée John Tait. C’est ma première élection partielle, j’ai hâte, lance-t-il le sourire aux lèvres.
Un gouvernement minoritaire a été bénéfique pendant un certain temps, mais, pour faire avancer les choses, il faut passer à une autre étape, pense une autre résidente, Marie Nickel.

Bill Blair a occupé le siège de Scarborough-Sud-Ouest à la Chambre des communes d’octobre 2015 au 2 février dernier. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
L’ancien ministre libéral Bill Blair avait récolté un peu plus de 60 % des voix lors des élections fédérales en 2025. Mis à part la vague orange de 2011 à 2015, la circonscription est libérale depuis 1997.
Château fort libéral dans University-Rosedale
Il y a peu de suspense dans la circonscription de University-Rosedale, dans le centre-ville de Toronto. Les électeurs du coin doivent remplacer Chrystia Freeland, qui les a représentés pendant une dizaine d’années.

Six des 10 candidats se présentant à l’élection partielle dans University-Rosedale, qui aura lieu ce lundi.
Photo : Radio-Canada / Montage par Camile Gauthier
L’ancienne vice-première ministre avait remporté les dernières élections fédérales avec près de 40 000 voix, bien loin devant sa plus proche rivale conservatrice.
Consciente que les libéraux sont aux portes de la majorité, Dominique Russell souhaite que l’entrée en poste d’un nouveau député se traduise par de l’aide d’Ottawa pour son quartier. Elle codirige une fiducie qui achète des immeubles dans le quartier de Kensington pour maintenir des loyers abordables.

Chrystia Freeland a été la députée fédérale de University-Rodesale à partir de la création de la circonscription en 2015 au 9 janvier dernier. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Christian Patry
Ici, c’est un quartier de locataires principalement et les loyers ont augmenté beaucoup plus que dans le reste de la ville, soutient-elle.
On espère qu’il y aura des conversations et des appuis concrets en ce qui concerne les politiques au fédéral, ajoute-t-elle.

Dominique Russell habite dans le quartier Kensington, dans la circonscription de University-Rosedale, depuis une trentaine d’années.
Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé
Dianne Saxe, conseillère municipale du secteur, se souvient du travail de Chrystia Freeland. Elle était une voix très forte pour notre circonscription au Parlement et à la table du cabinet, se rappelle-t-elle.
Dix candidats tenteront de succéder à celle qui a aussi été ministre des Finances sous l’ère Trudeau.
Nous avons besoin de quelqu’un qui comprend les problèmes des grandes villes. Nous sommes le moteur de l’économie du Canada et d’habitude nous ne recevons pas assez de soutien.
Si les matins sont consacrés au pickleball dans le centre communautaire de l’est de Toronto, l’heure du midi se poursuit avec un affrontement aux cartes. John Tait met déjà cartes sur table. Il se réjouit de voir que les libéraux sont en bonne voie d’obtenir la majorité.

Dianne Saxe est la conseillère municipale du quartier University-Rosedale. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Olivier Mercure
Je pense que ce serait bénéfique pour le pays, avance-t-il.
Les jeux seront faits… le 13 avril.


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