Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Malgré la reprise économique et la croissance affichée de plus de 2 % depuis la fin de la crise économique, l’inflation est rampante et le coût de la vie ne cesse d’augmenter, sans que les salaires suivent.

Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis prononce un discours lors de l’inauguration de la foire internationale annuelle de Thessalonique, le 5 septembre 2026. Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis prononce un discours lors de l’inauguration de la foire internationale annuelle de Thessalonique, le 5 septembre 2026.

Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a annoncé, samedi 5 août, un vaste programme d’aides et d’allégements fiscaux de 2,2 milliards d’euros en 2027, année des élections législatives. Le dirigeant conservateur, qui vise un troisième mandat, a souhaité « que les bénéfices de la croissance reviennent à la société (…) sans mettre jamais en danger la stabilité budgétaire », lors d’un discours de rentrée à Thessalonique.

Malgré la reprise économique et la croissance affichée de plus de 2 % depuis la fin de la crise économique (2010-2018), une partie des Grecs se sentent exclus de cette embellie en raison notamment d’une inflation rampante et d’un coût de la vie qui ne cesse d’augmenter, sans que les salaires suivent.

Parmi les mesures d’aides annoncées figure une revalorisation du salaire minimum à 1 000 euros brut en janvier 2028, aujourd’hui établi à 920 euros brut. Il a été plusieurs fois augmenté mais reste l’un des plus bas de la zone euro. Plus de 36 % des travailleurs du secteur privé étaient payés moins de 1 000 euros bruts par mois en 2025, selon l’autorité nationale de statistiques.

Un parti conservateur en perte de vitesse dans les sondages mais qui reste en tête

Le premier ministre Kyriakos Mitsotakis a assuré samedi soir avoir « ressenti l’angoisse » de ses citoyens « face à la cherté de la vie et leur attente que la réussite de l’économie se reflète dans leur propre portefeuille ». M. Mitsotakis a aussi annoncé un programme d’aide aux familles modestes de trois enfants.

La taxe sur l’achat de propriétés par des ressortissants non-européens est augmentée de 3 à 15 % pour éviter la multiplication d’investissements dans les locations saisonnières, qui ont contribué à la crise du logement en Grèce. Le premier ministre a défendu le bilan de ses deux mandats successifs.

« La Grèce emprunte désormais à un coût inférieur à celui de nombreux pays d’Europe. Le chômage est tombé à 7,9 %, alors qu’il était à 18 % quand nous avons pris les rênes du pays. Le pays qui était assiégé par des milliers de migrants a désormais des frontières impénétrables », a-t-il notamment énuméré. « Il faut se rappeler d’où nous venons. Faut-il risquer de mettre en péril ces acquis avec de nouvelles aventures ? », a-t-il lancé samedi soir.

Acculé par plusieurs scandales notamment de fraudes aux subventions agricoles européennes, le parti conservateur au pouvoir est en perte de vitesse dans les sondages mais reste en tête. Selon un sondage de l’institut Interview, il recueillerait 26,5 % des intentions de votes suivis par le parti de l’ancien premier ministre de gauche Alexis Tsipras (14,5 %) et le parti socialiste (10 %).

Le Monde avec AFP