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Par Emelie Bernier 5:00 AM - 25 août 2026 Initiative de journalisme local
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La science participative, pour tous! Photo Carl Éric Faubert, Ville de Montréal, Espace pour la vie
En 2025, le projet de science participative Code Béluga, mené conjointement par Genome Québec et le Biodôme de Montréal, a entraîné près de 500 curieux, jeunes et moins jeunes, sur 5 sites le long des berges du Saint-Laurent, de Rimouski à La Malbaie en passant par Tadoussac. Objectif? Comprendre la biodiversité de l’estuaire du Saint-Laurent et… rendre la fascinante science de la génomique accessible!
Durant les 12 jours de l’opération d’échantillonnage, 800 échantillons ont été récoltés pour un total de 125 litres d’eau. Les analyses ADN ont révélé la présence de 80 organismes vivants, du castor au rorqual en passant par le copépode, l’orignal et le béluga, bien sûr.
«Du point de vue Biodôme, c’est vraiment intéressant parce qu’on va chercher les données en science participative, avec une méthode non invasive. Ça permet aux gens de participer à la recherche sans avoir la sensation de déranger. Et on démystifie la science », explique Geneviève Dupéré.
Une activité axée sur les résultats de Code Béluga sera d’ailleurs à la programmation du Biodôme à partir du printemps 2027.
«L’ADN environnemental, on en fait beaucoup la promotion parce ça aiguise la curiosité des publics. Et on fait des découvertes surprenantes!»
Elle cite, par exemple, la découverte d’ADN de porc au biodôme, bien que cet animal ne soit nullement représenté chez les pensionnaires. «En fouillant, on a découvert que ça venait de certaines moulées! L’ADN permet de réaliser que tout ce qu’on ingère, tout ce qu’on respire se retrouve dans l’environnement», poursuit Mme Dupéré.
Les analyses des échantillons recueillis par Code Béluga ont livré de nombreuses informations, certaines connues, d’autres moins.
«On a réalisé que dans les échantillons de la fin mai 2025, il n’y avait pas de grandes baleines, alors qu’ on en a durant l’été. On sait que ce sont des migratrices, mais ça peut permettre de faire certaines hypothèses donc ça nourrit énormément la recherche. Avec un seul échantillon, on est capable de détecter tout ce qui se passe au moment présent», explique Mme Dupéré.
Ces informations sont pertinentes pour comprendre les dynamiques des écosystèmes. «C’est complémentaire à d’autres protocoles scientifiques, ça ne remplace pas, mais ça nous amène, d’un point de vue plus général, à nous poser des questions ou à confirmer certaines hypothèses.”
Les données spécifiques à Code Béluga ont été traitées par une doctorante de l’UQAR, Mina Bellenger, qui étudie l’écophysiologie des espèces, notamment le bar rayé.
«Elle a analysé l’ADN environnemental des 5 terrains et en a dégagé les faits saillants. On avait également environ 1200 heures d’entrevues, de vidéos avec les gens qui ont participé à Code Béluga. L’enthousiasme, la fierté de faire partie du processus, le rapport au terrain, tout ce qualitatif, on est venu croiser tout ça avec les données scientifiques. C’est ça qui va donner lieu à la nouvelle activité au Biodôme», poursuit Geneviève Dupéré.
Cette activité pourrait rejoindre jusqu’à 1, 2 millions de personnes.
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Emelie Bernier
Initiative de journalisme local
Émélie Bernier est journaliste et chroniqueuse au sein des Éditions nordiques depuis une vingtaine d'années. Depuis 2023, elle a fait de l'environnement son sujet de... Lire la suite
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