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Par Le Figaro avec AFP
Le 20 avril 2026 à 17h35

Ce Tribunal spécial a pour objectif de juger l’invasion russe de l’Ukraine, en complément de la Cour pénale internationale. Jean-Noël Barrot a annoncé que la France rejoindra l’accord sur le Comité de pilotage du tribunal, espérant sa création en mai 2024.
Passer la publicité Passer la publicitéLa France soutient la mise en place du Tribunal spécial destiné à juger l'invasion russe de l'Ukraine, en complément de la Cour pénale internationale, a déclaré lundi le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot à Strasbourg. «La France rejoindra l'accord relatif au Comité de pilotage du Tribunal spécial, dont nous espérons voir aboutir la création lors de la réunion ministérielle de Chisinau, les 14 et 15 mai prochains», a ajouté le ministre dans un discours devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE).
La Commission européenne avait annoncé fin mars avoir ouvert le processus pour devenir membre fondateur de ce tribunal destiné à poursuivre les hauts responsables politiques et militaires russes pour «le crime d'agression contre l'Ukraine». Jean-Noël Barrot a salué le travail de l'APCE, qui compte 46 pays membres, la qualifiant de «conscience démocratique de l'Europe» et de «voix de ses citoyens».
«Les dirigeants russes devront rendre des comptes»
«J'en veux pour preuve le rôle que vous avez joué, en contribuant directement, en mars 2022, à l'exclusion de la Russie du Conseil de l'Europe», a-t-il noté. «Grâce à vous, le Conseil a pris la tête des efforts menés en faveur de la justice pour l'Ukraine et pour son peuple. Ces efforts ont permis, dès 2023, d'établir le Registre des dommages, premier pilier du mécanisme de réparation demandé par l'Ukraine», a poursuivi le ministre.
Mais la réparation des dommages ne suffit pas, «les dirigeants russes devront rendre des comptes», a-t-il insisté. «Non seulement pour les massacres perpétrés à Boutcha et Marioupol, les déportations d'enfants, les attaques sur les civils, le meurtre de journalistes et tous les crimes de guerre mais aussi pour la planification et la mise en œuvre de cette guerre d'agression coloniale, injustifiable et injustifiée», a relevé Jean-Noël Barrot.


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