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Chronique

auteur

Eric Albert

Alors que les taux d’intérêt français flambent, Meta, aux Etats-Unis, a encore accéléré ses levées d’argent. Une concurrence pour les capitaux qui risquent de se terminer en éclatement de la bulle IA, avertit Eric Albert, journaliste au « Monde ».

Publié aujourd’hui à 10h00 Temps de Lecture 1 min.

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Mark Zuckerberg, le PDG de Meta, lors de l’événement Meta Connect au siège de l’entreprise, à Menlo Park (Californie), le 23 septembre 2026. Mark Zuckerberg, le PDG de Meta, lors de l’événement Meta Connect au siège de l’entreprise, à Menlo Park (Californie), le 23 septembre 2026.

Emmanuel Macron et Mark Zuckerberg ont au moins deux points communs : un penchant pour les lunettes de soleil tendance et un besoin pressant d’argent. Pas à titre personnel, évidemment, mais respectivement pour leur Etat et leur entreprise. La France aura emprunté environ 310 milliards d’euros en 2026 pour financer son déficit et le roulement de sa dette, un montant record, qui atteindra 340 milliards en 2027.

Meta, l’entreprise derrière Facebook et WhatsApp, est désormais tellement dévoreuse de capitaux qu’elle se retrouve en concurrence pour lever des fonds. Pendant des années, elle avait dégagé des marges exceptionnelles lui permettant de s’autofinancer. Les investissements historiques dans l’intelligence artificielle (IA) ont changé la donne. Meta a désormais un flux de trésorerie négatif. En juillet, elle prévoyait d’investir 700 milliards de dollars (625 milliards d’euros, sur plusieurs années, la durée exacte n’eétant pas précisée). Jeudi 22 octobre, elle a revu cette somme à 825 milliards de dollars et annoncé qu’elle continuerait à investir « agressivement ». Elle y ajoute une augmentation de capital en émettant des actions sans droit de vote, ce qui permet à M. Zuckerberg de ne pas diluer le contrôle de son entreprise.

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