Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La France a lancé au large d’Ouessant un chantier de phare arrêté net en 1986 : ce qui l’a stoppé n’était ni la houle ni le manque d’argent

3 week_ago 75

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Il existe, au large d’Ouessant, un emplacement en mer d’Iroise où aucun phare ne s’est jamais dressé, et pourtant, des dizaines de millions de francs y ont été engloutis avant même qu’une seule pierre ne soit posée. Ce n’est ni une tempête légendaire ni une faillite retentissante qui a eu raison de ce projet pharaonique : c’est un ennemi bien plus sournois, tapi sous les fonds marins, que les ingénieurs de l’époque n’ont jamais su maîtriser. Retour sur une histoire méconnue, celle d’un phare fantôme qui a coûté cher à l’État français sans jamais éclairer le moindre navire.

À retenir

  • Le marché signé en décembre 1984 avec SPIE-Batignolles prévoyait un phare tripode acier-béton, mis en service à l’été 1987.
  • Le risque de liquéfaction des sables sous l’effet des vagues a rendu les fondations instables et bloqué le chantier dès 1984-1985.
  • Le marché a été résilié en mai 1986 après 160 millions de francs dépensés, sur un coût total estimé à 500 millions.

Un phare qui devait dominer la mer d’Iroise

Dans les années 1980, la France cherche à renforcer la sécurité maritime autour de l’archipel d’Ouessant, un secteur réputé pour ses courants violents et son trafic maritime dense, à la croisée des routes commerciales entre la Manche et l’Atlantique. Après plusieurs tentatives infructueuses, l’appel d’offres pour cette aide majeure à la navigation est relancé en juin 1983. C’est le groupement d’entreprises SPIE-Batignolles qui décroche finalement le marché, avec un projet audacieux pour l’époque : une structure mixte acier-béton, de type tripode, censée reposer par simple gravité sur les fonds marins.

Ce choix technique n’a rien d’anodin. Il s’agit alors du premier phare français conçu pour être implanté aussi loin en mer, une prouesse d’ingénierie qui devait repousser les limites de ce que l’on savait construire au large. Le contrat est signé en décembre 1984, avec un objectif clair : une mise en service prévue durant l’été 1987. Tout semble alors sur les rails pour doter la mer d’Iroise d’un ouvrage à la hauteur de sa dangerosité.

La liquéfaction des sols, l’ennemi invisible qui a tout arrêté

C’est entre 1984 et 1985, au moment où les études complémentaires s’intensifient, que le projet commence à se fissurer, bien avant que le premier bloc de béton ne touche l’eau. Les ingénieurs découvrent un risque majeur : la liquéfaction des sables qui composent les fondations du site. Ce phénomène, difficile à visualiser pour le grand public, peut se comparer à ce qui se produit lorsqu’on secoue un seau de sable saturé d’eau : le sol perd soudainement toute sa cohésion et se comporte comme un liquide, incapable de soutenir la moindre charge.

Sous l’effet des vagues et des courants de la mer d’Iroise, ce risque devient une véritable épée de Damoclès suspendue au-dessus du chantier. Un tel enfoncement, voire un effondrement pur et simple de la structure tripode, ferait courir un danger considérable, aussi bien humain que financier. À ces difficultés purement techniques viennent s’ajouter des évolutions juridiques qui compliquent encore l’avancement des travaux. Le chantier, censé progresser rapidement, s’enlise littéralement, au sens propre comme au figuré.

160 millions de francs envolés : l’addition salée d’un chantier fantôme

Faute d’évaluation fiable du coût des dispositions à prendre contre ce risque de liquéfaction, les pouvoirs publics finissent par jeter l’éponge. Le marché est officiellement résilié en mai 1986, mettant un terme définitif à un projet pourtant lancé avec ambition quelques années plus tôt. L’affaire aurait pu rester confidentielle si une réponse ministérielle, apportée en 1988 à une question écrite posée à l’Assemblée nationale, n’avait pas révélé l’ampleur des sommes déjà englouties.

Le chiffre est saisissant : 160 millions de francs ont été réellement dépensés, entre les études techniques et les indemnisations versées aux entreprises pour compenser l’arrêt du chantier. Une somme définitivement perdue pour les finances publiques, alors que le coût probable de l’ouvrage complet, s’il avait été mené à terme, était estimé à environ 500 millions de francs. Le pays s’est donc retrouvé avec un tiers de la facture payée, et aucun phare en échange, un monument fantôme qui n’a jamais vu le jour mais qui a bel et bien coûté.

Ce que le naufrage du chantier d’Ouessant révèle sur les limites du génie civil

Cet épisode, aujourd’hui largement oublié du grand public, s’inscrit pourtant dans la longue et tumultueuse histoire des phares d’Ouessant. Cet archipel de la pointe bretonne est depuis toujours associé à des conditions de construction extrêmement hostiles, où la mer impose sa loi aux ingénieurs les plus chevronnés. Mais l’abandon de ce phare tripode illustre un phénomène différent des naufrages ou des tempêtes qui ont marqué la construction des autres édifices du secteur : ici, c’est l’incertitude scientifique elle-même qui a eu le dernier mot.

Ce dossier rappelle une réalité parfois inconfortable : même avec des moyens financiers considérables et une volonté politique affirmée, certains sols marins conservent des secrets que la technologie ne parvient pas toujours à percer à temps. La liquéfaction des sables, phénomène encore étudié aujourd’hui dans le génie civil offshore, notamment pour les éoliennes en mer, aurait pu transformer ce phare en un piège coûteux si le chantier avait été poursuivi malgré les alertes. En ce sens, l’arrêt en 1986, aussi frustrant financièrement, a peut-être évité un désastre technique encore plus onéreux.

De ce projet avorté, il ne reste aujourd’hui aucune trace visible en mer d’Iroise, seulement des documents administratifs et une ligne budgétaire qui témoigne d’une ambition brisée par la géologie. Cette histoire méconnue invite à réfléchir sur la façon dont on évalue le risque avant de lancer de grands chantiers d’infrastructure : combien de projets, aujourd’hui encore, avancent sans que l’on mesure réellement ce que le sous-sol nous réserve ?

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway