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Alors que les premières démarches pour obtenir l’IGP ont démarré en 2017, la fraise de Plougastel dispose désormais d’une protection nationale, en attendant l’accord européen.
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Par Chantal Pape Publié le 18 oct. 2026 à 18h10
« Nous avons commencé à y réfléchir il y a presque 10 ans ». Agacés de subir la concurrence de fraises qui usurpaient le nom de Plougastel, les producteurs se réunissent en association en 2017. Deux ans plus tard, appuyés par la chambre d’agriculture, ils lancent les premières démarches en vue de l’obtention d’une IGP, une indication géographique protégée.
Près de 10 ans pour obtenir l’IGP
Au vu des premiers éléments, l’INAO, l’institut national chargé de gérer les signes officiels de qualité et d’origine, les autorise à poursuivre leurs travaux pour déposer un dossier. Le cahier des charges est alors rédigé et des fiches techniques expliquent la production dans le détail. Un travail de longue haleine, « qui a été simplifié par le fait que l’aire géographique de production avait été définie par arrêté préfectoral dans les années 90 », souligne Isabelle Le Page, productrice et présidente de l’association Fraises de Plougastel.
Un nom désormais protégé
En juin dernier, le dossier est passé devant le comité national. « Et le vote a été unanime pour l’obtention de l’IGP ». Il faudra maintenant attendre entre 6 mois et un an pour que la démarche aboutisse au niveau européen. « En attendant, nous avons obtenu une protection du nom Fraise de Plougastel sur l’ensemble du territoire national ».
De quoi envisager la campagne à venir plus sereinement. « La concurrence déloyale nuit à notre produit ». Et la productrice de dénoncer des producteurs ou des revendeurs peu scrupuleux, essentiellement sur les marchés, qui proposent une fraise de piètre qualité, sous le nom de Plougastel. « Ils tirent les prix vers le bas et détournent le consommateur de nos produits, puisqu’ils ont été déçus ».

Une trentaine de producteurs
Aujourd’hui, l’association compte une trentaine de producteurs, en culture de plein champ ou sous serre, en agriculture conventionnelle comme en agriculture biologique. « Réussir à fédérer les différents moyens de production a été une force », souligne la présidente, qui propose à tous les producteurs de l’aire géographique de rejoindre l’association. « Certains n’y croyaient pas trop et ont préféré attendre. Nous les invitons à participer à notre assemblée générale, courant décembre ». Car demain ne pourront commercialiser des fraises de Plougastel que les producteurs qui respectent le cahier des charges et qui adhèrent à l’association.
Vous êtes producteur sur l’aire géographique des fraises de Plougastel et vous n’avez pas encore rejoint l’association ? Vous pouvez la joindre au 06 30 82 98 83 pour en savoir plus sur l’IGP et le cahier des charges.
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