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La fourrière municipale de Trois-Rivières, où sont entreposés les véhicules automobiles saisis par la police, déborde.
C'est au point où le service de police s'apprête à la déménager sur un terrain plus vaste dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.
La hausse de la population et la plus grande sévérité des lois permettant de retirer de la route des véhicules expliquent ce phénomène.
La fourrière municipale affiche maintenant à peu près complet en toutes saisons; des véhicules confisqués parce que le conducteur était en état d'ébriété, parce qu'il a commis une infraction appelant un remorquage ou, dans certains cas, parce qu'il y a eu collision en situation de délit.
Il y a des véhicules de toutes sortes incluant des marques de luxe. L'évolution des lois fait en sorte maintenant que plus de circonstances imposent une saisie et pour des périodes de temps souvent plus longues. À cela s'additionne l'augmentation de la population augmente et du nombre de véhicules dans les rues.
Ainsi, bon an mal an, la police de Trois-Rivières envoie à la fourrière environ 1000 véhicules. C'est presque trois par jour.
La première fois que quelqu'un va faire un gros excès de vitesse, son véhicule va être saisi pendant sept jours. Une deuxième fois, ça va être 30 jours et une troisième fois, ça va être 90 jours. Si on recule de quelques années, ça n'existait pas. Il y a quand même plusieurs types de crimes. Les capacités affaiblies par la drogue, ça ne fait pas 20 ans qu’on fait ce type d’arrestations. Inévitablement, ça fait plus d'arrestations pour capacités affaiblies, donc plus de véhicules qui vont venir au poste par rapport à des crimes effectués avec un véhicule, explique la porte-parole de la police de Trois-Rivières, la lieutenante Isabelle Blanchette.
La fourrière du boulevard Saint-Joseph ne répond donc plus aux besoins. Elle sera transférée sur le terrain contigu au dépôt à neige J-Réal Desrosiers dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.
Ce sera deux fois plus vaste.
On avait prévu d'agrandir le dépôt à neige J-Réal Desrosiers. On avait eu un refus du ministère de l'Environnement. C'est un terrain vacant qui appartient à la municipalité. C’est un site plus grand pour pouvoir accueillir davantage de véhicules pour la fourrière. C'est juste une nouvelle utilisation que la ville en fait, indique le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Mikaël Morrissette.
Qu'advient-il des véhicules qui ne sont pas réclamés? Ils sont revendus par lots à des recycleurs de métaux au profit de la ville. La revente par mise à l'encan est une pratique qui n'a plus cours depuis la pandémie.
Le terrain libéré est loué par la ville à Hydro-Québec. Il sera récupéré pour de l'entreposage extérieur par le service des travaux publics.


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