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Il est neuf heures au Centre sportif Bois-de-Boulogne à Laval. Marilou Harvey se prépare à fouler le terrain en marge d'un entraînement.
Dans le gymnase, la musique est forte et l’ambiance est joyeuse. Les coéquipières de Marilou réagissent à l’arrivée de la caméra dans la pièce. Les rires, les cris et les applaudissements se font entendre alors que la jeune attaquante entame son échauffement.
Les filles m’ont vraiment bien accueillie, malgré l’âge, on a quand même un gros écart. C’est sûr que c’était plus difficile de m’intégrer, mais elles ont rendu ça plus facile pour moi, explique celle qui a signé son contrat de développement en février 2026.
C’est vraiment quelque chose d’excitant pour moi. Je suis heureuse d’avoir cette opportunité de pouvoir pratiquer avec l’équipe tous les jours et de pouvoir vivre dans un environnement professionnel.

La Sherbrookoise Marilou Harvey a signé son premier contrat de développement professionnel à l'âge de 16 ans.
Photo : Radio-Canada / Lilia Gaulin
Les Roses de Montréal ont établi leur quartier général au Centre sportif Bois-de-Boulogne à Laval, situé à deux pas du Stade Boréale, premier stade professionnel féminin au Canada.
C’est sous un soleil radieux que Marilou et ses coéquipières s’entraînent en ce mardi de juin. La Sherbrookoise partage le terrain avec des femmes qui ont parfois plus du double de son âge.
Sans le savoir, elle est à quelques jours de faire ses débuts dans un match professionnel.

Marilou Harvey évolue au poste d'attaquante.
Photo : Radio-Canada / Lilia Gaulin
Au moment de sa rencontre avec Radio-Canada, l’objectif de l’attaquante pour sa saison inaugurale chez les professionnelles était de jouer ses premières minutes dans la Super Ligue du Nord.
Elle a rapidement pu dire mission accomplie. La fin de semaine qui a suivi notre passage au Stade Boréale, elle a fait son entrée dans le match face à l’AFC Toronto, et ce, quelques jours avant de célébrer son 17e anniversaire.
Une nouvelle fois, Marilou a marqué l’histoire de la formation en devenant la plus jeune joueuse de l’histoire du club à disputer une partie.
Une joueuse rapide et dynamique
Née en 2009, Harvey s’est développée à Sherbrooke avant de prendre la route du Club de soccer St-Hubert afin de poursuivre son développement. Ses premiers pas avec le ballon rond ont été au micro-soccer dans la Reine des Cantons-de-l’Est. Par la suite, elle a porté les couleurs du Dynamik, devenu le Mistral, jusqu’à l’âge d’environ 13-14 ans.
Dynamique, instinctive et rapide sont les qualificatifs utilisés par quelques joueuses des Roses pour la décrire.

Marilou Harvey a commencé à jouer au soccer à Sherbrooke.
Photo : Radio-Canada / Lilia Gaulin
Développer les jeunes talents
La direction des Roses de Montréal garde un œil attentif sur le développement de la jeune recrue, bien qu’elle ne veuille pas lui mettre de pression en termes de performance.
Marilou, c'est une joueuse surprenante. Autant elle peut être dans un groupe un petit peu introvertie, mais sur le terrain avec un ballon et ses coéquipières, ça devient complètement une autre personne, qui aime prendre des risques malgré son jeune âge, qui aime collaborer pour l'équipe, explique l’adjoint à la directrice sportive et responsable du parcours et du développement des joueuses chez les Roses, Adrien Moufflet.
Les Roses ont souhaité la recruter rapidement afin de maximiser son développement, avoue Adrien Moufflet.
Le fait de la mettre dans un environnement où elle peut apprendre des joueuses d'expérience, d'un coaching staff d'expérience et aussi avec beaucoup de connaissances tout de suite, ça maximise son talent.

Adrien Moufflet est adjoint à la directrice sportive et responsable du parcours et du développement des joueuses chez les Roses de Montréal.
Photo : Radio-Canada / Lilia Gaulin
La principale intéressée n’avait aucune idée qu’elle allait faire ses débuts professionnels à un si jeune âge. Depuis que je suis toute petite, je joue vraiment pour le plaisir. Personne ne m’a jamais mis de pression. Juste d’être ici, ça prouve que c’est la passion et les efforts que tu mets qui sont le plus importants, note la numéro 21 qui admire la légende du soccer canadien, Christine Sinclair.
Où se voit-elle dans dix ans?
Elle espère pouvoir encore fouler un terrain professionnel, idéalement au Québec.


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