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RÉCIT - La mise en cause de Zhang Youxia signale la détermination du président à reprendre en main l’Armée. Mais elle sème le doute sur sa capacité à mener une opération contre Taïwan sur fond de défiance envers le haut commandement.
La Révolution dévore ses propres enfants. Zhang Youxia, le plus haut commandant de l’armée en Chine, après Xi Jinping, est à son tour rattrapé par les purges sans merci lancées par le président, décapitant le haut commandement de la deuxième puissance mondiale. Ce proche du dirigeant a été placé sous enquête pour «graves violations de la discipline et de la loi», a annoncé le ministère de la Défense, le 24 janvier, à Pékin dans un communiqué lapidaire. Un euphémisme signalant généralement une mise au pas pour «corruption» du numéro deux de la puissante Commission Militaire Centrale (CMC) présidée par Xi, selon la phraséologie du régime communiste.
Coup de balai
Une escalade sans précédent de la campagne disciplinaire qui fait rouler les têtes au sommet de l’Armée Populaire de libération (APL), en plein bras de fer géopolitique face à l’Amérique de Donald Trump, avec Taïwan en ligne de mire. Liu Zhenli, le chef d’état-major interarmées et autre membre de la CMC a également été placé sous enquête, venant s’ajouter à la longue liste de dizaines de généraux tombés depuis 2023, dont deux ministres de la Défense. Et laissant le président seul en première ligne tenir les rênes d’une armée de plus de deux millions de soldats, qu’il tente de moderniser à marche forcée, au service de son « rêve chinois » de renaissance.
Ces mises au pas confirment les rumeurs qui circulaient depuis quelques jours à Pékin, alors que Xi…


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