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En août 2025, un échouage massif de méduses avait déjà mis à l’arrêt la plus grande centrale nucléaire d’Europe occidentale.

NICOLAS ECONOMOU / NurPhoto via AFP
La centrale nucléaire de Gravelines avait déjà été arrêtée à cause d’un échouage massif de méduses en août 2025.
Hors-service. Un afflux massif de méduses dans les stations de pompage d’eau de mer de la centrale nucléaire de Gravelines, dans le département du Nord, a contraint lundi EDF à arrêter trois de ses réacteurs, a annoncé ce mardi 11 août le groupe sur son site.
Les réacteurs n °2, 3 et 4 ont été arrêtés et la puissance de l’unité de production n °1 a été réduite à 50 %. Seul le réacteur n °6 fonctionne actuellement à 100 %, le n °5 étant en arrêt programmé pour maintenance, a précisé EDF au sujet de la plus grande centrale nucléaire d’Europe occidentale, située au bord de la mer du Nord.
« Cette situation n’entraîne aucune conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ou sur l’environnement », a toutefois assuré EDF dans son communiqué de presse.
La centrale de Gravelines avait déjà été confrontée au même problème il y a exactement un an. À l’époque, quatre de ses réacteurs s’étaient automatiquement arrêtés à cause de cet incident et leur redémarrage avait été progressif. Le dernier réacteur n’avait été reconnecté au réseau électrique national qu’au bout d’une dizaine de jours.
Le parc nucléaire français en difficulté cet été
La présence de méduses sur le littoral du nord de la France est régulière et saisonnière. Mais le signalement de grands bancs dans ce secteur chaque été devient plus fréquent, selon un expert interrogé l’an dernier par l’AFP.
Différents facteurs expliquent la prolifération des méduses dans le monde. Parmi eux, l’augmentation des températures dans les océans, en lien avec le réchauffement climatique.
Cet incident intervient alors que le parc nucléaire français a déjà atteint son record d’indisponibilités liées à la sécheresse et à la canicule, avec un taux de 15,6 % de puissance manquante dimanche, selon des calculs de l’AFP réalisés à partir des données publiées depuis 2015 par EDF.
En d’autres termes, jamais autant de puissance nucléaire électrique n’avait manqué en France à cause de la hausse des températures des cours d’eau et de la baisse de leur débit.


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