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Par Le Figaro avec AFP
Le 16 juin 2026 à 06h00
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Cette décision intervient à la suite de récents resserrements monétaires de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Indonésie.
La Banque du Japon (BoJ) a relevé mardi son taux directeur à 1%, au plus haut niveau depuis plus de trois décennies, en vue d'endiguer l'affaiblissement du yen et l'inflation nourrie par la guerre au Moyen-Orient.
Cette décision, conforme aux anticipations du marché, intervient à la suite de récents resserrements monétaires de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Indonésie, et avant une réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) cette semaine.
Après avoir été hanté par la déflation, le Japon connaît depuis le printemps 2022 une hausse soutenue des prix à la consommation au-delà de 2%, ce qui a poussé la BoJ à resserrer progressivement depuis 2024 ses taux longtemps restés nuls ou négatifs. Mais la spirale inflationniste s’est accentuée ces derniers mois, à mesure que flambaient les prix de l’énergie face à la paralysie des acheminements d’hydrocarbures du Golfe - dont le Japon importait avant la guerre 90% de son pétrole.
Risque d’une hausse de l’inflation
Certes, les États-Unis et l’Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, ce qui a fait plonger les cours du pétrole brut. Pour autant, la réouverture du détroit d’Ormuz devrait prendre du temps, tout comme le redémarrage de la production d’hydrocarbures.
«La répercussion de la hausse des prix du pétrole brut s’opère à un rythme relativement soutenu dans les transactions entre entreprises, ce qui pourrait entraîner une augmentation des prix à la consommation pour un large éventail de produits», avertit ainsi la banque centrale dans son communiqué mardi. «Dans ce contexte, et compte tenu de la poursuite de la hausse des anticipations d’inflation à moyen et long terme, il existe un risque que l’inflation sous-jacente (mesurée par l’indice des prix à la consommation, IPC) ne dévie à la hausse pour dépasser l’objectif fixé à 2%», prévient-elle également.


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