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Le coup d’envoi de la 30e édition du Festival Regard a été lancé à 18 h 30 mercredi soir au Théâtre C à Chicoutimi. Jusqu’à dimanche, les cinéphiles pourront s’en mettre plein la vue avec une sélection de 182 courts métrages, dont 77 sont québécois.
On sort des ordis et des bureaux et on accueille du monde. Ça fait vraiment du bien, se réjouit la directrice de la programmation de l’événement, Mélissa Bouchard.
Selon elle, la variété des films sélectionnés cette année permettra à tous les festivaliers d’y trouver leur compte.
On reçoit beaucoup de films, mais on continue d’aller en chercher ailleurs dans les grands festivals, surtout les derniers festivals en bout de ligne comme Sundance, Clermont, Rotterdam, Berlin, poursuit celle qui en est à sa 18e année en tant que programmatrice.
L’ambiance était à la fête dès le début de l’après-midi, comme a pu le constater le porte-parole du festival, Pier-Luc Funk.

Pier-Luc Funk est le porte-parole de la 30e édition du festival REGARD.
Photo : Radio-Canada / François Rivard
Pour vrai, en ce moment, je suis déjà subjugué. Je savais que c'était gros, je savais que le monde trippait, puis là, en ce moment, je suis au centre, puis j'ai juste hâte que ça commence pour de vrai, mais déjà je suis tellement impressionné par la quantité de monde qui vient voir les courts métrages, s’est exclamé l’acteur bien connu du grand public québécois.
Des débuts modestes
S’il est aujourd’hui un incontournable pour plusieurs cinéphiles de la province et même d’un peu partout à travers le globe, le festival de courts métrages a connu des débuts bien modestes. L'organisation disposait d'un budget de 500 dollars à sa première année, se rappelle le fondateur de l'événement, Éric Bachand.
D'ailleurs, on a fait un petit déficit cette année-là, se remémore-t-il, amusé, au micro de l’émission C’est jamais pareil.
Trente ans après la première édition du festival en 1996, il est heureux du chemin parcouru et de constater que REGARD est aujourd'hui un tremplin pour plusieurs jeunes cinéastes.
J’avais quand même une vision, là. En 96, quand j'ai commencé dans mon salon une version du festival artisanal. Il a fallu que je retourne dans le passé. J'ai regardé mes premiers programmes, [...] j'espérais justement que la région s'approprie ce festival, raconte-t-il.
De voir comment les jeunes se le sont approprié. [...] C'était aussi un peu, dans les débuts, important de préparer une relève de cinéphiles, poursuit-il.
Dès la deuxième édition de REGARD, son ami, le cinéaste Sébastien Pilote, s’est joint à lui pour l’organisation. Aujourd’hui membre du conseil d’administration, il s’étonne lui aussi de voir à quel point le festival s’est imposé dans le paysage culturel du Saguenay-Lac-Saint-Jean et parvient à attirer des curieux de partout.
Il y a des gens qui sont déjà arrivés de l'étranger. Puis, il y avait une tablée avec des Britanniques, un Suisse, des Français, quelqu'un de Bali, de l'Indonésie. Il y avait des programmateurs de partout, confie celui dont la fille a présenté un court métrage au festival l’an dernier.

Sébastien Pilote et Éric Bachand lors de leur passage à l'émission C'est jamais pareil.
Photo : Radio-Canada / Johanie Bilodeau
Cet engouement venu de l’international fait en sorte que les prix remis à Chicoutimi sont désormais réputés dans le milieu du cinéma.
On a la chance d'avoir des salles de 800 places qui sont toutes pleines en même temps simultanément. Évidemment, les gens d'ailleurs sont vraiment impressionnés, témoigne M. Pilote.


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