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L’usine Forrestco n’a pas rouvert à Forestville

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La filiale du groupe Boisaco, Forrestco, a été contrainte de prolonger de manière indéterminée l’arrêt des opérations de l’usine. Le reste du Groupe Boisaco est aussi touché par les tarifs douaniers.

Les opérations de Forrestco étaient censées reprendre le 24 août à Forestville. Mais la quinzaine de travailleurs a dû rester à la maison à cause des tarifs douaniers imposés par les États-Unis. « Compte tenu de l’annonce des tarifs, nous avons décrété l’arrêt indéterminé », déclare le président du Groupe Boisaco, Steeve St-Gelais.

L’entreprise, filiale du Groupe Boisaco, qui produit du bois de chauffage, voit habituellement ses produits partir en totalité sur le marché américain.

Le groupe Boisaco a d’autres filiales qui sont touchées par les récents tarifs douaniers américains. Bersaco aux Bergeronnes et Valibois au Saguenay sont deux productrices de composantes de palette de bois. Selon le président du Groupe Boisaco, la situation est floue pour ces deux compagnies.

Elles ne vendent pas leurs produits directement sur le marché américain, mais les grossistes qui leur achète le font. « C’est peut-être 80% des volumes qui se retrouvent aux États-Unis », souligne Steeve St-Gelais. 

Cependant, il assure que les produits envoyés jusqu’à présent ont pu éviter ces tarifs.

Le président du Groupe Boisaco, Steeve St-Gelais, s’inquiète de la situation Photo Renaud Cyr

Un support espéré de la part du gouvernement

Le président du Groupe Boisaco espère que le gouvernement viendra en aide aux entreprises touchées par les tarifs douaniers américains. « Ce qu’on espère, c’est que ce ne sera pas juste un financement », soutient-il.

Il considère que cela pourrait aider à supporter le « déficit important » créé par les tarifs. Mais, selon Steeve St-Gelais, cela ne règlera pas le problème. « Si c’est un financement, une dette, les entreprises vont s’affaiblir pareil d’une manière ou d’une autre », avance-t-il.

« Il faudrait que ça puisse aller dans le sens d’une aide qui va permettre de diminuer les coûts et d’absorber l’impact des tarifs », réagit le président du Groupe Boisaco. Il souhaiterait quelque chose de similaire à l’aide qui avait été mise en place durant la pandémie avec le programme de subvention salariale, qui, selon lui, « avait permis de venir aider concrètement les entreprises en diminuant les coûts ».

Le Groupe Boisaco représente huit entreprises Photo Archives

La crainte de dommages importants

Pour Steeve St-Gelais, l’évolution du dossier et la durée de ce dernier pourraient être préjudiciables. « Les dommages vont s’additionner rapidement et ça peut avoir de grandes conséquences », pense-t-il.

« On espère que les discussions vont vite reprendre et qu’on va pouvoir dénouer l’impasse », poursuit le président du Groupe Boisaco.

« Ça vient mettre un accent important sur cette situation qui devient de plus en plus préjudiciable pour l’ensemble des acteurs de l’économie nord-américaine », conclut Steeve St-Gelais. 

Le gouvernement du Canada a d’ailleurs annoncé injecter 1,5 G$ dans ses agences de développement régional. Les contributions non remboursables augmenteront de 1 M$ à 3 M$.

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