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Des étudiants en éducation de l’Université Laurentienne réclament une amélioration du processus d’attribution des stages dans les écoles ontariennes, pour la deuxième année consécutive.
Claire Heymans, étudiante en première année du programme de formation à l’enseignement à temps partiel, a souligné dans un courriel que certains candidats n’ont pas reçu d’affectation avant la date limite du 11 mai.
Pour devenir enseignant en Ontario, l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario exige que les candidats aient réussi un programme de formation à l’enseignement de quatre sessions.
En mai 2025, une pétition a été signée par plus d’une centaine de personnes, qui dénonçaient des lacunes dans le mécanisme d’attribution des formations de cinq semaines pour les futurs enseignants.
En réponse à la pétition, la doyenne en fonction à l’époque, Jennifer Scott, a annoncé que l’établissement d’études postsecondaires s’engageait à bonifier le programme.
Par contre, Claire Heymans estime que la situation s’est aggravée, depuis la déclaration de l’université l’année dernière.
Mélanie Plourde, une étudiante du programme qui habite en Alberta, est du même avis. Elle condamne le manque de communication entre l'administration et les personnes en attente d’information concernant leur affectation et leur lieu de stage.
Dans un courriel obtenu par Radio-Canada, l’université a demandé aux étudiants de ne pas communiquer avec l’administration pour signaler l’absence d’affectation de stage.
J’espère qu’ils communiquent d’avance, et non pas à la dernière minute. Les professeurs qui désirent prendre des stagiaires ; qui va vouloir avoir quelqu’un de dernière minute ? C’est des choses qui se préparent, déclare Mélanie Plourde.
Pour sa part, Jennifer Seaward, étudiante de 4e année en éducation, a dit qu’elle a reçu son affectation le jeudi 7 mai, dans la région de Cochrane, à plus de quatre heures de son domicile.
Malheureusement, elle ne pouvait pas commencer sa formation, à cause de la destination éloignée. Mme Seaward raconte avoir eu de la difficulté à trouver une place en garderie pour ses enfants.
Ça me donnait environ 48 heures pour trouver un endroit pour mes enfants et d’ensuite de figurer comment je vais avoir l’argent pour être capable d’aller de Sudbury à Cochrane, [...] c'est inacceptable, explique-t-elle.
Après avoir refusé le déplacement, Mme Seaward attend toujours une solution de rechange de la part de l'établissement.
L’Université Laurentienne a pris conscience des défis logistiques
Dans des courriels envoyés aux étudiants, et obtenus par Radio-Canada, la faculté de l’École d’éducation de l’Université Laurentienne indique que la pénurie d’enseignants a eu un impact sur la disponibilité des stages.
L’Université Laurentienne a indiqué qu’elle a pris conscience des défis logistiques entourant l’attribution des stages cette année.
L’Université Laurentienne est pleinement engagée à assurer la réussite, le bien-être et la progression pédagogique, de tous les étudiants de ses programmes d’éducation. Ce programme revêt une importance cruciale pour notre établissement et contribue de manière essentielle au paysage de l’éducation francophone dans la région de Sudbury et dans le Nord de l’Ontario en général , indique Alexandria Parent, chargée des communications de l’université.
En réponse aux enjeux soulignés par certains étudiants, l’établissement indique qu’il mobilise des ressources supplémentaires pour traiter ce problème et collaborons avec les différents groupes de direction, le corps professoral et le personnel afin d’améliorer nos processus opérationnels, tout en sachant que certaines difficultés découlent de facteurs externes qui échappent à notre contrôle.
La faculté ajoute qu'elle communique avec les conseils scolaires, pour assurer que les affectations soient livrées rapidement.
Notre priorité demeure d’établir des parcours académiques personnalisés et flexibles afin de soutenir la réussite continue de nos étudiants, nous permettant ainsi de répondre à la forte demande d’enseignants francophones en Ontario, stipule Mme Parent.
Un projet de loi pour accélérer le programme d’éducation
Plus tôt en avril, le gouvernement ontarien a déposé un projet de loi pour condenser le programme de formation à l’enseignement, en réponse à la pénurie d’éducateurs.
L’annonce propose un nouveau modèle de formation réparti sur trois semestres consécutifs, plutôt que quatre semestres en deux ans.
Selon la province, cette première cohorte commencera ses études en mai 2027.


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