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L’Université du Yukon et le syndicat représentant ses employés retournent à la table des négociations pour éviter un conflit de travail.
En janvier, le Syndicat des employés du Yukon a voté en faveur d’un mandat de grève, ouvrant la porte à des moyens de pression dès le 2 mars.
La présidente par intérim de l’établissement, Shelagh Rowles, a indiqué que les deux parties se rencontreront de lundi à mercredi pour discuter du renouvellement de la convention collective, expirée depuis juin 2024.
Selon elle, les parties sont assez éloignées sur la question salariale. Elle a dit que le syndicat réclame une hausse des salaires de 17,5 % et que l’Université a le mandat de ne pas dépasser 11 %.
Mercredi dernier, le sénat de l’Université, qui agit comme un pont entre l'établissement, les étudiants et la communauté, a suspendu un vote sur le plan de perturbation des cours en cas de grève.
Les membres du sénat voulaient mieux prendre en compte les préoccupations des étudiants dans ce plan, dont l’objectif est d’évaluer l’incidence d’une éventuelle grève sur eux.
Les étudiants réclament plus de clarté
Deux représentants étudiants ont été invités à faire partie d'un comité ad hoc chargé de mettre la dernière main au plan de perturbation.
Le président de l’association étudiante, Mandeep Singh, est l’un d’eux. Selon lui, les étudiants réclament des informations claires avant toute action syndicale, car ce sont eux qui en subiraient les conséquences.

Selon Mandeep Singh, président du syndicat étudiant de l'Université du Yukon, la perspective d'un conflit de travail bouleverse de nombreux étudiants.
Photo : CBC / Dana Hatherly
Shelagh Rowles a commenté le devoir du sénat d'apporter des certitudes aux étudiants.
Le sénat a la responsabilité d’avoir une solution à proposer, d’établir une voie à suivre et de communiquer avec les étudiants afin qu'ils puissent terminer leur trimestre, a-t-elle indiqué, invitant les parties à travailler ensemble.
Plusieurs étudiants disent cependant manquer de clarté. Parth Vavadiya, étudiant étranger de premier cycle, craint pour ses notes, sa capacité à payer ses frais de scolarité et son loyer si la grève se concrétise et affecte son visa étudiant.
À Dawson, des étudiants de l'École des Beaux-Arts, affiliée à l’Université, se disent aussi inquiets. C’est le cas d’Olive Siemens, qui dit devoir terminer tous ses cours d’ici à la fin juin pour pouvoir intégrer l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario à l’automne.
Le président de l’association étudiante, Mandeep Singh, dit s’inquiéter des répercussions possibles d’une grève sur le parcours scolaire, la situation financière et la santé mentale des étudiants.
Certains sont déjà très bouleversés et pleurent lorsqu’ils racontent leur histoire, dit-il.
Il espère que l’Université et le syndicat trouveront rapidement un accord, évitant ainsi un conflit de travail.
Au début de février, la possibilité d'un conflit de travail a d'ailleurs incité la Société hôte des Jeux d’hiver de l’Arctique Whitehorse 2026 à déplacer l’ensemble des services prévus sur le campus ailleurs.


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