Plongés dans une douce pénombre, les visiteurs de la nouvelle exposition du Musée d’histoire des sciences de Genève sont invités à pénétrer dans de petites alcôves pour découvrir, par l’expérimentation, les secrets des ombres. «Nous avons voulu saisir la lumière autrement, par son opposé, l’ombre. Parler d’astronomie s’est rapidement imposé, mais l’ombre est aussi importante dans l’histoire de la physique et de la géométrie», explique Laurence-Isaline Stahl Gretsch, responsable du Musée d’histoire des sciences de Genève, et commissaire de l’exposition A l’ombre des découvertes*.
Pour tester la physique de l’ombre, rien de plus simple. Un rai de lumière, un écran et des objets en bois à placer entre les deux comme un cylindre, une sphère ou un carré. De quoi illustrer les concepts de base: l’ombre propre, c’est-à-dire la face cachée de l’objet, comme celle de la Lune qui sculpte les croissants, et l’ombre portée, la projection même de l’objet. Lors d’une éclipse lunaire, le satellite devient un écran où se projette l’ombre de la Terre.


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