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Téhéran, dont les exportations de brut sont réduites à peu de chose, peine à trouver des ressources budgétaires. Le régime iranien pourrait être tenté de mettre à profit la perspective des élections américaines de mi-mandat pour augmenter la pression militaire sur l’administration Trump.
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Bâtiments de stockage endommagés par une frappe américaine, sur le port de Kouhestak (Iran), le 6 septembre 2026. Depuis que l’Iran a posé la première mine dans le détroit d’Ormuz, quelques jours après que les Etats-Unis lui ont déclaré la guerre le 28 février, les autorités de Téhéran n’ont cessé d’affirmer que le temps jouait pour elles. Voilà plus de six mois qu’elles prétendent écœurer Washington en bloquant le trafic pétrolier dans le détroit, en faisant grimper les prix à la pompe et en imposant aux Etats-Unis un déploiement militaire long et ruineux. Or, alors que Washington assume désormais un blocus maritime de long terme, censé « étrangler » le pays selon le président américain, Donald Trump, Téhéran finit par réévaluer son calcul.
« Le budget de l’Etat est garanti jusqu’à la mi-2027, mais pas au-delà », affirme une source iranienne, inquiète de voir les exportations de brut du pays par voie de mer réduites à quelques centaines de milliers de barils les bons jours, voire à zéro, selon la presse réformatrice. Ce délai d’un an n’est pas étayé et la Maison Blanche l’estime plus court. Tout en reconnaissant l’urgence budgétaire, les plus hauts responsables de l’Etat iranien se disent donc désormais prêts à une nouvelle escalade, afin de forcer Washington à un compromis.
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