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Entre deux voyages en jet privé et quelques détours par son appartement de l’avenue Foch, Jeffrey Epstein trouvait encore le temps d’envoyer des SMS à ses amis pour leur raconter ses après-midi à l’Élysée…
Les réseaux sociaux s’emballent. L’Élysée, lui, temporise avant de sortir la sulfateuse à démentis. « On a regardé, il n’y a pas de traces », assure-t-on dans l’entourage du président. Pas de trace d’Epstein à l’Élysée ce jour-là. Pas de trace non plus d’Epstein à la pyramide, du moins officiellement. Cerise sur le gâteau : Macron était en déplacement dans le Nord ce fameux 29 mars 2019. Donc, forcément, Epstein mentait. Ou alors il avait un passe-droit temporel.
🔥EPSTEIN AFFIRMAIT À STEVE BANNON AVOIR ÉTÉ INVITÉ PAR MACRON À L’ÉLYSÉE EN 2019
⚠️MACRON NIE FAROUCHEMENT !
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C’est l’un un des nouveaux scandales du jour, potentiellement ravageur : les Dossiers mis en ligne par le ministère de la Justice🇺🇸 contiennent un échange explosif… pic.twitter.com/z48nSqFaKa
— François Asselineau 🇫🇷 (@f_asselineau) February 12, 2026
Le Jack Lang Connection : 673 raisons de s’interroger
Les « Epstein files », c’est un peu le cadeau empoisonné qui continue de faire des heureux chez les chercheurs de vérité et des cauchemars chez les élites autoproclamées. Le département de la Justice américain, sous la contrainte d’une loi votée en 2025, a ouvert ses archives. L’opinion publique y apprend que le cher Jeffrey avait un « pied-à-terre » de 740 m2 au 22 avenue Foch, à deux pas de l’Étoile – un petit nid douillet pour recevoir le gratin culturel et politique français. Jack Lang, l’inoxydable papillon de la gauche caviar, y apparaît 673 fois. Oui, 673. Avec des transferts financiers, des cadeaux (jets privés, financements de films) qui ont valu à l’ancien ministre une éviction (sous le nom de démission) de l’Institut du monde arabe et une enquête pour blanchiment de fraude fiscale. Mais Jack, c’est un artiste : il esquive, il temporise, il sourit.
Macron, lui, est mentionné plus de 200 fois. Mais attention, disent ses soutiens, souvent de manière indirecte, ou post-mortem. L’anecdote qui tue : en 2018, Epstein insiste lourdement auprès de Lang pour organiser une remise du prix Pritzker d’architecture à l’Élysée, avec un discours de Macron. Jack Lang doit servir d’entremetteur. L’Élysée jure aujourd’hui qu’aucune suite n’a été donnée. On veut bien les croire. Après tout, quoi de plus normal qu’un pédophile notoire cherche à se faire inviter chez le président de la République pour remettre un prix ?
La piste russe: l’alibi commode
Face à la bronca, Emmanuel Macron finit par réagir. Il qualifie l’affaire de « principalement américaine » – ce qui est un peu comme dire que l’incendie de Notre-Dame était principalement parisien. Il exige une enquête interne sur Fabrice Aidan, ce diplomate français qui frayait avec Epstein. Mais, surtout, ses services sortent l’arme absolue : la désinformation russe. Viginum, l’organisme officiel de détection des ingérences étrangères, a repéré des tentatives du réseau Storm-1516 pour lier artificiellement Macron à Epstein. De faux sites, des bots, des usurpations d’identité de médias. Bref, tout ce qu’il faut pour discréditer les accusations. Pratique, le Russe. Toujours là quand on a besoin de lui pour noyer le poisson.
L’art du déni républicain
Alors, Epstein était-il vraiment à l’Élysée ce 29 mars 2019 ? Les preuves manquent pour le moment, c’est vrai. Un SMS, même envoyé par un criminel, ne fait pas une vérité. Mais on aimerait savoir pourquoi un type comme Epstein, qui fréquentait princes, présidents et milliardaires, aurait éprouvé le besoin de mentir à Bannon sur ce point précis. Et pourquoi, surtout, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a refusé une enquête parlementaire demandée par la gauche, au motif qu’il ne fallait pas « alimenter les théories du complot ». Comme si, en France, la transparence était devenue un risque pour la santé démocratique.
Ce que les « Epstein files » confirment, en tout cas, c’est que l’élite française – de Jack Lang à Jean-Luc Brunel, en passant par quelques ministres discrets – a longtemps trouvé normal de frayer avec un prédateur sexuel multimilliardaire. Le reste n’est qu’affaire de communication. Et en matière de communication, l’Élysée est décidément très fort. Presque autant qu’Epstein pour se faire inviter aux meilleures soirées.


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