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La guerre au Moyen-Orient continue de peser sur le portefeuille des ménages, selon les dernières données publiées ce jeudi par l’Insee.
Passer la publicité Passer la publicitéJusqu’où grimpera l’inflation ? Alors que la guerre au Moyen-Orient continue de tirer les prix de l’énergie vers le haut, ménages comme entreprises s’inquiètent. Les cours des matières premières ont en effet bondi, ces dernières semaines, de même que la facture du plein, pour ne citer que ces deux conséquences du conflit déclenché fin février. Et la tendance ne semble pas près de s’arrêter.
En avril, l’inflation s’est en effet de nouveau renforcée dans l’Hexagone, atteignant, sur un an, 2,2%, selon une première estimation publiée ce jeudi par l’Insee. Et ce, alors que ce chiffre atteignait 0,3% en janvier. Les prix de l’énergie ont augmenté à eux seuls de 14,2% en avril sur un an, après +7,4% en mars, dopés par l’envolée des prix des produits pétroliers dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.
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Des prévisions délicates à réaliser
La guerre au Moyen-Orient continue donc de peser sur le portefeuille des ménages. Entre février et mars, déjà, l’inflation sur un an avait fortement accéléré, passant de 0,9% à 1,7%. Une hausse importante, expliquée par «le fort rebond des prix de l’énergie [...], en particulier de ceux des produits pétroliers». La facture du plein a ainsi flambé rapidement : le litre de gazole a pris 46 centimes entre la veille du début de la guerre au Moyen-Orient et la semaine dernière, atteignant des sommets historiques, quand l’essence a bondi de 25 centimes environ sur la même période. De quoi mettre professionnels et particuliers sous pression, en particulier dans les zones rurales ou périurbaines, où l’usage de la voiture peut être quotidien.
Pour l’heure, la flambée reste plus contenue que lors de la dernière crise énergétique, en 2022. À l’époque, l’offensive russe en Ukraine avait fait s’envoler l’inflation à 6% en juillet, contre 2,9% en janvier. Mais de nombreuses voix alertent sur les conséquences de la guerre au Moyen-Orient si celle-ci s’inscrit dans la durée. Dans ses dernières projections macroéconomiques, en mars, la Banque de France développait un «scénario de base», appuyé sur une «résolution relativement rapide du conflit». Dans ce cas, elle tablait sur un indice des prix à la consommation harmonisé à 1,7% en 2026. Mais celui-ci pourrait grimper jusqu’à 3,3% dans le pire scénario.
De leur côté, les analystes de l’Insee écrivaient en mars que l’inflation bondirait à «1,9% sur un an en juin», à condition que le baril de pétrole Brent reste autour de 100 dollars. Or, celui-ci oscillait plutôt autour de 115 dollars mercredi. Sur le premier semestre 2026, «l’envolée des cours de l’énergie ne se transmettrait pas encore aux autres composantes de l’inflation, exception faite du prix des transports, notamment aériens», ajoutait la note de conjoncture des statisticiens nationaux. En outre, «l’inflation demeurerait en France plus basse qu’ailleurs en Europe». Deux observations qui s’appuient sur la même cause : les salaires n’évoluent que modérément.


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