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Je connaissais l’existence de ce livre depuis longtemps, mais n’avais pas pris le temps de le lire, ce qui est idiot, car il est bref, incisif, et fournit nombre d’arguments pour débattre avec les derniers lecteurs du Monde. J’ai d’ailleurs été étonné de le trouver intact dans une bibliothèque de Paris… La postface de Rony Brauman, qui soutient ce livre avec quelques réticences, nous rappelle cet adage juif que si vous mettez dix juifs dans une pièce, vous aurez dix avis différents ; adage à nuancer par la situation actuelle, qui veut que les nombreux juifs qui ne soutiennent pas le sionisme & les intérêts des milliardaires juifs, sont dorénavant systématiquement censurés par les médias qui appartiennent à ces milliardaires ou à ceux que ces milliardaires (juifs ou pas d’ailleurs) ont mis au pouvoir. Je ne donnerai pas mon avis dans cet article, je me contenterai de sélectionner quelques extraits significatifs. Les enseignants ne devraient pas hésiter à s’en emparer, tout comme des livres de Jacob Cohen, Michèle Sibony, ou Pierre Stambul, Vera Sharav, etc. C’est en donnant à lire ces paroles censurées qu’on luttera de façon constructive contre l’antisémitisme que propagent les juifs génocidaires & ceux qui leur donnent la parole à longueur d’antenne sans contradiction. J’en viens à me dire qu’il faudrait que ces juifs antisionistes fassent des procès pour antisémitisme aux juifs génocidaires, qui sont responsables de l’antisémitisme, sur le modèle d’Alexandra Brazzainville, qui attaque « brigitte » pour favoriser la transphobie en faisant croire qu’il est diffamatoire d’affirmer qu’elle est née homme. Nous en sommes à un point où nous devons avoir le courage d’utiliser leurs propres armes contre eux.
Je regrette que le livre n’aborde pas certaines questions, qui n’étaient peut-être pas encore assez diffusées à l’époque de l’écriture, comme la criminelle propagande néocon aux USA, et la vérité sur Qui a maudit les Kennedy ?, deux sujets pour lesquels je vous renvoie à ce livre de Laurent Guyénot. Le livre a été traduit en 2001 par Éric Hazan (qu’il faut ajouter à la liste ci-dessus). Ce qui m’a donné envie de le lire maintenant, c’est l’excellente entrevue de l’auteur par Candace Owens (1er novembre 2025), où l’on apprend comment le fait d’avoir écrit ce livre et d’autres, a fait de lui un paria parmi les intellectuels juifs. Voici cette émission exceptionnelle doublée en français par l’excellent site OKPodcast, que je vous supplie de faire connaître autour de vous, suivie des extraits choisis.
Extrait 1. Introduction (p. 7).
« Ce livre est à la fois une étude anatomique et une mise en accusation de l’industrie de l’Holocauste.
Mon propos est de démontrer que « l’Holocauste » est une représentation idéologique de l’holocauste nazi [1]. Comme la plupart des idéologies, elle revêt un certain lien, même s’il est ténu, avec la réalité. L’Holocauste n’est pas une construction arbitraire, elle a sa cohérence interne. Ses dogmes centraux sont au service d’importants intérêts politiques et sociaux. L’Holocauste s’est vraiment révélé une arme idéologique indispensable. Grâce à la mise en œuvre de cette industrie, un pays doté d’une puissance militaire parmi les plus redoutables, présentant un dossier désastreux en matière de droits de l’homme, s’est assigné à lui-même un rôle d’État-victime, et le groupe ethnique qui réussit le mieux aux États-Unis a lui aussi acquis un statut de victime. Cette façon spécieuse de se poser en victime rapporte des dividendes considérables et en particulier elle immunise contre toute critique, si justifiée soit elle. »
Extrait 2. Chapitre I. La capitalisation de l’Holocauste (p.21).
« De même que les principales organisations juives américaines avaient maintenu un profil bas sur l’holocauste nazi pour se conformer aux priorités du gouvernement américain pendant la guerre froide, de même leur attitude envers Israël restait alignée sur la politique des États-Unis. Au départ, les dirigeants juifs américains étaient animés d’une profonde méfiance envers l’idée d’un État juif. Ils craignaient surtout qu’il apporte de l’eau au moulin à l’accusation de « double loyauté ». Ce souci n’avait fait que croître pendant la guerre froide. Dès avant la fondation d’Israël, les élites juives américaines exprimaient la crainte que ses dirigeants, pour la plupart hommes de gauche originaires d’Europe de l’Est, ne rejoignent le camp soviétique. Les organisations juives, bien qu’elles aient fini par embrasser la cause sioniste, suivaient attentivement la situation et s’alignaient sur les signaux venus de Washington. Si l’AJC a soutenu la fondation de l’État d’Israël, c’est parce qu’il craignait un mouvement anti-juif aux États-Unis si les réfugiés juifs d’Europe ne se trouvaient pas rapidement installés quelque part. Bien qu’Israël se soit rangé du côté des Occidentaux dès la formation de l’État, beaucoup d’Israéliens, au gouvernement et en dehors, gardaient de l’affection pour l’Union soviétique. Les dirigeants juifs américains gardaient donc leurs distances envers Israël. »
Extrait 3. Chapitre I. La capitalisation de l’Holocauste (p.34).
« Il est plus vraisemblable — même si c’est moins glorieux — que les élites juives américaines ne se souvinrent de l’holocauste nazi qu’au moment où ce fut politiquement opportun. Israël, leur nouvel ami, avait capitalisé l’holocauste nazi lors du procès Eichmann. Les organisations juives américaines commencèrent à exploiter l’holocauste nazi après la guerre de 1967. Idéologiquement revu, l’Holocauste dûment capitalisé [2] apparaissait comme l’arme parfaite pour mettre Israël à l’abri de toute critique. Pour les élites juives américaines, il faut le souligner, l’Holocauste jouait le même rôle qu’Israël : comme lui c’était une carte très importante dans une partie de grande envergure pour le pouvoir. Le souci affiché de la mémoire de l’Holocauste était tout aussi opportuniste que le souci affiché du destin d’Israël. Les organisations juives ont ainsi pardonné et oublié que Ronald Reagan, en 1985 au cimetière de Bitburg, avait déclaré que les soldats allemands — y compris les Waffen SS — étaient « des victimes des nazis de la même façon que les victimes des camps de concentration ». En 1988, Reagan fut proclamé Humanitarian of the Year, distinction décernée par l’une des plus importantes institutions de l’Holocauste […]. »
Extrait 4. Chapitre I. La capitalisation de l’Holocauste (p.36).
« Mais parmi les groupes qui dénoncent les persécutions dont ils sont victimes — les Noirs, les Latinos, les Indiens, les femmes, les homosexuels — les Juifs sont les seuls à ne pas être désavantagés dans la société américaine. En fait, la politique identitaire et l’Holocauste ont pris racine parmi les Juifs américains non pas à cause de leur état de victimes, mais précisément parce qu’ils ne sont pas des victimes.
Les barrières de l’antisémitisme étant tombées rapidement après la Seconde Guerre mondiale, les Juifs ont acquis une position éminente aux États-Unis. D’après Lipset et Raab, le revenu individuel moyen des Juifs est presque le double de celui des non-Juifs ; 40 pour cent des prix Nobel américains de science et d’économie sont juifs, de même que 20 pour cent des professeurs d’université et 40 pour cent des grands avocats de New York et de Washington. On pourrait continuer la liste. Loin de constituer un obstacle, l’identité juive est devenue un facteur de succès. »
Extrait 5. Chapitre I. La capitalisation de l’Holocauste (p.42).
« Podhoretz par exemple insistait après la guerre de 1967 sur la détermination des Juifs à « résister contre tous ceux qui voudraient de quelque façon, à quelque degré et pour quelque raison que ce soit, tenter de nous faire du mal. [...] Désormais nous défendrons notre territoire ». De la même façon que les Israéliens, armés jusqu’aux dents par les Américains, remettaient courageusement à leur place les Palestiniens rebelles, les Juifs américains remettaient courageusement à leur place les Noirs rebelles.
Malmener ceux qui sont le moins capables de se défendre : tel est le vrai sens du courage affiché par les organisations juives américaines. »
Extrait 6. Chapitre II. La manipulation de l’Histoire (p.44).
« Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on ne se représentait pas l’holocauste nazi comme un événement uniquement juif, et encore bien moins comme historiquement unique. Les milieux juifs américains se donnaient même beaucoup de mal pour le replacer dans un contexte universaliste. Mais après la guerre de 1967, la présentation de la Solution finale changea radicalement. « On a vu émerger après la guerre de 1967, rappelle Jacob Neusner, un énoncé très important qui allait devenir emblématique du judaïsme américain, [...] à savoir que l’Holocauste était unique, sans équivalent dans l’histoire de l’humanité. » Dans un essai lumineux, l’historien David Stannard ironise sur « la petite industrie des hagiographes de l’Holocauste, qui soutiennent le caractère unique de l’expérience juive avec une énergie et une naïveté de théologiens zélotes ».
Le dogme de l’unicité n’a aucun sens. Fondamentalement, tout événement historique est unique, ne serait-ce que pour des raisons de lieu et de temps, et tout événement historique a des éléments qui le rapprochent et le distinguent à la fois d’autres événements historiques. Mais pour l’Holocauste, le caractère unique est considéré comme absolument décisif. Quel autre événement historique y a-t-il, qui soit essentiellement considéré en fonction de son unicité catégorique ? »
Extrait 7. Chapitre II. La manipulation de l’Histoire (p.47).
« Qualifiée par Novick de « sacralisation de l’Holocauste », cette mystification est régulièrement alimentée par Élie Wiesel. Pour lui, comme l’observe justement Novick, l’Holocauste est une religion du « mystère ». Il psalmodie donc une litanie où l’Holocauste « conduit vers l’obscur », « dénie toute réponse », « se situe hors de l’histoire, et même au-delà », « défie toute connaissance et toute description », « ne peut être ni expliqué ni visualisé », « ne sera jamais compris ni transmis », marque « une destruction de l’histoire » et une « mutation à l’échelle cosmique ». Seul le survivant-prêtre (c’est-à-dire seul Wiesel) est qualifié pour percer son mystère. Et pourtant, déclare Wiesel, le mystère de l’Holocauste est « incommunicable » : « il nous est même impossible d’en parler ». C’est ainsi que, pour un tarif habituel de 25 000 dollars (plus la limousine avec chauffeur), Wiesel explique dans ses conférences que le « secret » de la vérité d’Auschwitz « réside dans le silence ». »
Extrait 8. Chapitre II. La manipulation de l’Histoire (p.63).
« La littérature secondaire autour de l’Holocauste est elle aussi instructive. Un signe éloquent est l’importance qu’elle donne à l’Arab connexion. Bien que le grand Mufti de Jérusalem n’ait pris « aucune part significative dans l’Holocauste » écrit Novick, il joue « un rôle vedette » dans les volumes de l’Encyclopédie de l’Holocauste publiés par Israël Gutman. Le Mufti occupe aussi une place prééminente à Yad Vashem, si bien que — comme le souligne Tom Segev — « on laisse au visiteur le soin de conclure qu’il existe bien des points communs entre les plans des nazis pour exterminer les Juifs et l’hostilité des Arabes envers Israël ». S’exprimant à propos d’une commémoration d’Auschwitz, où officiaient des représentants de toutes les confessions, Wiesel n’éleva d’objections qu’à la présence d’un cadi musulman : « N’avons-nous pas oublié […] le Mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, l’ami de Heinrich Himmler ? » Soit dit en passant, si le Mufti a été un personnage si important dans la Solution finale, pourquoi Israël ne l’a-t-il pas traîné devant un tribunal, comme Eichmann ? Après la guerre il vivait au su de tous, aux portes d’Israël, au Liban. »
Extrait 9. Chapitre II. La manipulation de l’Histoire (p.73).
« Chaque année, le Jour du Souvenir de l’Holocauste est un événement national. Les cinquante États de l’Union organisent des cérémonies commémoratives, souvent dans le cadre des assemblées législatives. L’Association des organisations de l’Holocauste compte cent institutions aux États-Unis. Dans le paysage américain, on dénombre sept grands musées de l’Holocauste. La pièce centrale de cette mémorialisation est le United States Holocaust Memorial Museum de Washington.
La première question est de savoir pourquoi nous avons un musée de l’Holocauste, commandé et payé par l’administration fédérale, sur le Capitole de la nation. Sa présence sur le Mall à Washington est particulièrement incongrue en l’absence de tout musée commémorant les crimes de l’histoire des États-Unis. On peut imaginer les hurlements qui s’élèveraient en Amérique si l’Allemagne décidait d’élever un musée national à Berlin pour commémorer non pas le génocide nazi mais l’esclavage des Noirs ou l’extermination des Indiens. »
Extrait 10. Chapitre II. La manipulation de l’Histoire (p. 76).
« Le principal problème, pour le musée de l’Holocauste, était de justifier le silence sur le génocide des Tziganes. Les nazis ont exterminé un demi-million de Tziganes, ce qui proportionnellement équivaut à peu près au génocide des Juifs. Les promoteurs de l’Holocauste comme Yehuda Bauer affirment mordicus que les Tziganes n’ont pas été victimes d’un génocide de même nature que les Juifs. Les historiens respectés de l’holocauste nazi, comme Henry Friedlander et Raul Hilberg, ont soutenu la thèse inverse.
Derrière la marginalisation du génocide tzigane par le musée se cachent plusieurs motivations. Premièrement, on ne peut pas comparer la perte d’un Tzigane et celle d’un Juif. Le rabbin Seymour Siegel, directeur du US Holocaust Memorial Council, tournait en ridicule la demande d’une représentation des Tziganes comme une loufoquerie (cockamamie), mettant même en doute l’existence des Tziganes en tant que peuple : « Il devrait bien y avoir quelque reconnaissance, quelque mode d’identification du peuple tzigane [...] s’il existe quelque chose de ce genre. » Il consentait à admettre cependant qu’« il y avait eu de la souffrance [parmi eux] sous les nazis ». Edward Linenthal rappelle à quel point les représentants des Tziganes « se méfiaient profondément » du Conseil, « ressentant à l’évidence que certains membres voyaient la participation des Tziganes au musée avec l’œil d’une famille qui reçoit des parents importuns et gênants ».
Deuxièmement, reconnaître le génocide tzigane signifie perdre le monopole juif sur l’Holocauste, avec une perte concomitante de « capital moral » juif. Troisièmement, si la persécution nazie a frappé les Tziganes comme les Juifs, le dogme selon lequel l’Holocauste représente le point culminant de la haine millénaire des Gentils contre les Juifs ne tient évidemment plus. De même, si c’est la jalousie des Gentils qui a déclenché le génocide des Juifs, est-ce aussi la jalousie qui a déclenché le génocide des Tziganes ? En définitive, dans l’exposition permanente du musée, les victimes non juives du nazisme ne bénéficient que d’une reconnaissance de pure forme. »
Extrait 11. Chapitre III. La double extorsion (p. 76).
« Ces dernières années, l’industrie de l’Holocauste est devenue un racket pratiquant ouvertement l’extorsion de fonds. Prétendant parler au nom de tous les Juifs du monde, elle présente dans toute l’Europe des réclamations concernant les biens juifs de l’époque de l’Holocauste. Habilement qualifiée de « dernier chapitre de l’Holocauste », cette double extorsion, à l’encontre des pays européens comme des ayants droit juifs légitimes, a commencé par frapper la Suisse. Après avoir résumé les allégations contre les Suisses, je montrerai que non seulement la plupart des accusations sont trafiquées, mais qu’elles s’appliqueraient mieux à ceux qui les formulent qu’à ceux qui sont visés. »
Extrait 12. Chapitre III. La double extorsion (p. 83).
« Parallèlement, le gouvernement allemand avait négocié un arrangement financier avec la Conference on Jewish Material Claims Against Germany (Conférence sur les réclamations matérielles des Juifs à l’encontre de l’AIlemagne, ci-après Claims Conference), sous la bannière de laquelle on trouvait regroupées toutes les grandes organisations juives américaines, l’American Jewish Committee, l’American Jewish Congress, Bnai Brith, le Joint Distribution Committee et d’autres. Cette Claims Conference était chargée de répartir l’argent — 10 millions de dollars par an pendant douze ans, soit environ un milliard de dollars en valeur actuelle — entre les victimes juives des persécutions nazies qui s’étaient égarées dans les méandres du processus des réparations. Ma mère en faisait partie. Survivante du ghetto de Varsovie, du camp de concentration de Maidanek et des camps de travail concentrationnaire de Czestochowa et de Skarszysko-Kamiena, elle n’avait touché que 3 500 dollars d’indemnités du gouvernement allemand. D’autres victimes juives (sans compter certaines personnes qui n’étaient pas des victimes) perçurent des pensions à vie pouvant atteindre pour finir des centaines de milliers de dollars. »
Extrait 13. Chapitre III. La double extorsion (p. 135).
« Quand Israël engagea après la guerre les négociations sur les réparations avec l’Allemagne — rapporte l’historien Ilan Pappé —, le ministre israélien des Affaires étrangères Moshe Sharett proposa de verser une partie des sommes perçues aux réfugiés palestiniens, « pour compenser ce qu’on a appelé la "petite injustice" (la tragédie palestinienne) causée par la grande (la Shoah) ». Cette proposition n’eut pas de suites. Un éminent universitaire israélien a suggéré de consacrer une partie des fonds versés par les banques suisses et les firmes allemandes à « l’indemnisation des réfugiés arabes palestiniens ». Presque tous les survivants de l’holocauste étant aujourd’hui décédés, cette proposition semble raisonnable. »
Extrait 14. Conclusion. (p. 137).
« Reste à évaluer l’impact de l’Holocauste aux États-Unis, et pour cela, je m’appuierai encore sur les remarques critiques de Novick.
En dehors même des monuments commémoratifs, dix-sept États de l’Union prescrivent ou recommandent des programmes consacrés à l’Holocauste dans les écoles, et de nombreux collèges et universités ont créé des chaires d’études de l’Holocauste. Une estimation prudente du nombre de travaux de recherche sur la Solution finale donne un chiffre supérieur à 10 000. Comparons avec la recherche sur l’hécatombe au Congo. De 1891 à 1911, quelque dix millions d’Africains ont trouvé la mort au cours de la mise en exploitation par les pays européens de l’ivoire et du caoutchouc congolais. Mais le premier — et le seul — ouvrage sérieux en anglais sur le sujet n’est paru qu’il y a deux ans. »
Extrait 15. Conclusion. (p. 141).
« Novick met l’accent sur la complicité des États-Unis dans des désastres humains qui, tous différents qu’ils soient de l’extermination nazie, sont de même ampleur. Prenant par exemple le cas du million d’enfants tués au cours de la Solution finale, il fait remarquer que les présidents américains se sont toujours contentés de pieuses paroles, alors qu’il meurt chaque année dans le monde « de malnutrition et de maladies curables » un nombre d’enfants plusieurs fois supérieur. Il existe dans ce domaine au moins un cas de complicité active. Après qu’une coalition dirigée par les États-Unis a dévasté l’Irak en 1991 pour punir « Saddam-Hitler », l’Amérique et l’Angleterre ont imposé des sanctions meurtrières à ce malheureux pays, avec le but de se débarrasser de son dictateur. Il est probable qu’un million d’enfants en sont morts, soit autant que dans l’holocauste nazi. Interrogée à la télévision nationale sur cette épouvantable hécatombe, Madeleine Albright répondit que « ce prix est justifié » (the price is worth it).
Extrait 16. Postface de Rony Brauman (p. 154).
« Nimbés de cette aura morale que leur confère le statut de descendants des victimes du Mal absolu, les soldats israéliens recevaient en 1988, peu après le début de l’Intifada, l’autorisation officielle de torturer. Ironie de l’Histoire, c’est Moshé Landau, président du tribunal qui avait jugé Eichmann, devenu entretemps président de la Cour suprême d’Israël, qui légalisa la torture. Ce pays est ainsi devenu le seul au monde, non pas à pratiquer la torture, mais à le faire de manière légale, sous le délicat euphémisme de « pressions physiques modérées ». Comme si cette histoire n’était pas assez tragique, la police palestinienne a repris à son compte les « techniques d’interrogatoire » israéliennes contre ses opposants. Mais que la terreur nazie ait pu servir de toile de fond à des pratiques de terreur, si limitées soient-elles, voilà ce dont les tenants d’un devoir de mémoire devraient rendre compte. Pour calmer cette douloureuse contradiction, il suffit jusqu’à présent de la recouvrir de poncifs du type « Plus jamais ça ! », de considérations métaphysiques sur l’« unique unicité » et l’« incomparable ». Ce discours, outre qu’il place de paisibles citoyens français ou américains que rien ne menace dans la situation valorisante de porte-parole des parias disparus, a pour effet, et souvent explicitement pour but, de rendre insignifiantes les violences d’aujourd’hui, exercées à l’ombre de l’inconcevable boucherie d’hier. « Les Palestiniens, explique Edward Said, sont les victimes des victimes. Voilà pourquoi les libéraux occidentaux qui se sont ouvertement mobilisés contre l’apartheid, pour les sandinistes nicaraguayens ou la Bosnie, pour le Timor occidental, les droits civiques américains, pour la commémoration du génocide arménien par les Turcs et beaucoup d’autres causes du même ordre, n’ont pas osé soutenir franchement l’autodétermination palestinienne. » »


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