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La Maison le Puits est bien plus qu’une friperie. C’est un cœur qui bat au centre de Trois-Pistoles. L’organisme qui existe depuis 42 ans sans subvention est devenu un pivot communautaire dans la MRC des Basques.
C'est jour de la vente au sac à la Maison le Puits. Une heure avant l'ouverture, des clients attendent dans leur voiture. Une journée par saison, on peut remplir un sac d’épicerie — tout item confondu — pour seulement sept dollars.
À 13 h, les portes ouvrent. Des dizaines de personnes s’engouffrent dans la maison de plusieurs étages, située au centre du village. Chaque pièce déborde de dons.

Cinq matins par semaine, dès 8 h, des bénévoles s'affairent à préparer l'ouverture des portes de l'organisme à 13 h.
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Depuis de nombreuses années, la réputation du Puits dépasse le territoire de la MRC des Basques. Les Pistolois fréquentent l'établissement, tout comme les Louperivois et les Rimouskois.
Les bénévoles, indispensables au bon fonctionnement
Chaque semaine, 45 bénévoles s'affairent au Puits, certains depuis des dizaines d'années.

« Je trouve ça valorisant. Tu rapportes quelque chose à la communauté, tu t'impliques », témoigne Michel Lajeunesse, bénévole depuis une dizaine d'années.
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Je n’ai jamais vu un organisme avoir autant de mobilisation de bénévoles, affirme la directrice générale et du développement au Puits, Isabelle Moffet. Elle œuvre depuis une trentaine d'années dans le milieu communautaire et est à la barre de l'organisme depuis cinq ans.
Il y a aussi une très grande loyauté envers l'organisme. […] Et on est capable d'aller chercher rapidement une nouvelle clientèle de bénévoles, vu la réputation du Puits, vu l'engouement que les gens ont pour l'organisme dans la MRC des Basques, constate-t-elle.
Selon la directrice générale, c’est en grande partie grâce au bénévolat que les prix restent bas, alors que, dans les autres friperies, l’inflation se fait sentir.
Les finances des gens sont tellement serrées. Ça fait un petit baume, surtout dans le temps de Noël. Quand ton budget est tellement serré que tu n’as pas d'argent pour aucun loisir, aucun jouet, rien, ça fait une différence, estime la bénévole Claire Goulet, aussi connue comme étant Madame jouets.

Claire Goulet s'affaire à trier tous les jouets qui se sont accumulés pendant le week-end.
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Il y a tellement de choses, il y a tellement de roulement, de stock qui rentre, commente Michel Lajeunesse, bénévole au Puits depuis une dizaine d’années. Ça vient en aide à tellement de gens.
Les salutations fusent de partout, des conversations naissent au milieu des vêtements. On se sent en famille.
C'est un endroit pour faire du social. Tout le monde se parle, se salue, témoigne Camille Dion, bénévole au Puits depuis deux semaines. Ça faisait longtemps que j'avais hâte de m'impliquer au Puits.

Camille Dion trouve du soutien et une communauté en la Maison le Puits.
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Le Puits redonne à la communauté
En plus du volet de la friperie, l'organisme, qui est totalement autonome financièrement, redonne un minimum de 50 000 dollars à la communauté chaque année. Il effectue des dons à d'autres organismes ou en distribuant des coupons d'épicerie et des aides financières d'urgence à des individus dans le besoin.
On est en lien avec les intervenants autant du CLSC que des autres organismes communautaires. On s'occupe aussi de tous les paniers de Noël de la MRC des Basques, explique la directrice générale.

Pour Isabelle Moffet, directrice générale, la Maison le Puits se démarque par son engagement bénévole, mais également par les revenus qu'elle génère et l'argent qu'elle redonne chaque année à la communauté.
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
C'est énorme l'impact que le Puits a sur la communauté. C'est un lieu de rassemblement, c'est un lieu où tout le monde passe, témoigne la bénévole Camille Dion.
Il y a trop de demandes, il y a trop de besoins. […] C'est vraiment essentiel, renchérit Michel Lajeunesse.
L'organisme prépare un virage vert depuis un peu plus d’un an. La Maison le Puits ouvrira bientôt un premier atelier communautaire de revalorisation de textiles qui permettra de générer de nouveaux revenus, tout en détournant des tonnes de textiles du dépotoir.

En raison de son projet de revalorisation de textiles, les bénévoles du Puits s'affairent à réinventer la façon de trier les vêtements depuis un mois.
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
La Maison le Puits souhaite redonner longtemps et encore davantage à la communauté.


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