NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Si elle est bien accueillie notamment par la mairesse de Longueuil, l'ouverture du nouvel aéroport métropolitain de Montréal (MET), sur la Rive-Sud de Montréal, annoncée pour le 15 juin prochain, provoque également le mécontentement de certaines personnes dans le secteur.
Située dans l'arrondissement longueuillois de Saint-Hubert, cette aérogare devrait accueillir un million de voyageurs en 2026, selon ses promoteurs, et avoir la capacité d’en accueillir 4 millions par an d’ici 2029.
Ça nous inquiète, souligne Jacques Benoit, membre de la coalition Halte-Air Saint-Hubert, qui réside lui-même près de l'aéroport.
M. Benoit déplore l’absence d’études exhaustives au sujet des effets de la pollution sonore et des émissions de gaz à effet de serre (GES) des avions sur l'environnement et sur la santé des personnes vivant à proximité du site. La coalition dont il fait partie s’oppose à l’ouverture du nouveau terminal YHU.

Le terminal de 20 000 pieds carrés comptera neuf portes et proposera des vols vers plusieurs destinations canadiennes. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Le regroupement a lancé une pétition en ligne, qui a récolté un peu plus de 6000 signatures, réclamant un moratoire sur le développement de l'aéroport tant et aussi longtemps qu'il n'y aura pas d'analyses réalisées sur les problèmes soulevés.
M. Benoit demande au moins que soient installés, avant l'ouverture du 15 juin, des outils de prélèvement de données sur la pollution atmosphérique et le bruit généré par les appareils, et ensuite, que ça se poursuive pendant quelques années pour faire la comparaison.
Actuellement, on n'est pas capable d'accéder à leurs chiffres, peu importe ce qu'on demande, se plaint le Longueuillois, qui affirme que le terminal émettra au moins 500 000 tonnes de GES par année, selon les calculs de la coalition.
Ce n'est pas le temps! Le réchauffement climatique, ça va de mal en pis, les 11 dernières années ont été les plus chaudes des 176 dernières, ce n'est pas drôle! Et ça ne va pas aller en se refroidissant, ça va aller en se réchauffant.
Le bruit, une question de santé publique?

La coalition Halte-Air Saint-Hubert a calculé que le nouveau terminal, par le trafic aérien qu'il générera, émettra au moins 500 000 tonnes de GES par année.
Photo : Coalition Halte-Air Saint-Hubert
Le secteur a aussi un historique en matière de pollution sonore : dans les années 2010, plusieurs batailles juridiques ont opposé des citoyens aux écoles de pilotage à proximité. Des mesures restrictives avaient été demandées pour limiter les heures d’entraînement des pilotes.
L'aéroport métropolitain de Montréal prévoit que les vols opéreront entre 8 h et 23 h, pas la nuit. Le coucher du soleil, ce n'est pas à 23 h! rappelle Jacques Benoit, qui plaide que, pour bien des gens, en particulier les enfants et les personnes âgées, l’heure du coucher survient bien avant la limite fixée par l'aéroport.
La nuit va être courte pas mal parce que vers 8 h, ça va repartir!
Les dirigeants de l'aéroport soutiennent que tous les avions qui transiteront par Saint-Hubert seront des appareils dits silencieux, comme le De Havilland Dash 8-400 et l'Embraer E195-E2.
Or, ces avions émettent tout de même une puissance sonore d’environ 80 décibels, soit bien plus que la limite recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 40 décibels pendant la nuit.
La coalition a fait des démarches auprès de la Direction de la santé publique de la Montérégie pour qu'elle intervienne, mais on n'est pas écouté, se désole M. Benoit.
La mairesse dit croire à une acceptabilité sociale
En entrevue avec Radio-Canada, la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, a soutenu que, même si certains résidents ont soulevé des préoccupations, surtout liées à la fluidité et à la circulation, globalement, les gens sont fiers de leur aéroport et trouvent intéressante l’offre de services accrue à laquelle ils auront désormais accès.

La mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, se dit confiante quant à l'acceptabilité sociale du projet. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Guillaume Cyr
La mairesse s'est même dite assez confiante quant à l'acceptabilité sociale du projet, en disant se baser sur des consultations menées au cours des dernières années.
Si son administration s'est opposée à l'idée de vols internationaux à Saint-Hubert, rejoignant en ce sens la position de nombreux citoyens, Mme Fournier estime néanmoins que les acteurs du projet sont de bons partenaires pour la Ville.
Les gens de l’aéroport sont conscients du milieu dans lequel ils s’inscrivent pour favoriser un vivre-ensemble, donc je pense que, globalement, il y aura beaucoup de positif pour la communauté.
Cependant, selon Jacques Benoit, le fait qu'un réseau de gens suive les activités de la coalition démontre qu'il existe une insatisfaction à l'égard du terminal. On demande à avoir des études, répète-t-il, notamment à l'intention de l'administration municipale.


3 month_ago
14



























.jpg)






French (CA)