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Santé Île-du-Prince-Édouard a suspendu un projet visant à rendre les soins de santé virtuels plus accessibles aux insulaires qui ont un médecin de famille.
La province avait promis de financer un programme fournissant un accès gratuit à tous par l’entremise de la plateforme Maple, accessible sur Internet ou par le biais d'une application mobile. Pour le moment, le gouvernement provincial prend en charge les coûts des soins virtuels prodigués à près de 35 000 insulaires qui n’ont pas de médecin de famille.
Il y a près d’un an et demi, Santé Île-du-Prince-Édouard a lancé un appel d’offres auprès d’entreprises de soins virtuels afin d’offrir deux consultations gratuites par année aux insulaires qui ont un médecin de famille. Actuellement, ces patients doivent payer pour ce service ou faire couvrir les frais par une assurance liée à leur emploi.
Toutefois, après avoir analysé les propositions reçues, la régie provinciale de la santé a décidé de suspendre le projet.
Kim Lawn, directrice par intérim responsable de l’accès aux soins à Santé Île-du-Prince-Édouard, explique que le paysage a changé, ce qui force son organisation à prendre du recul. Plutôt que d’ajouter toujours plus de technologies et d’outils, nous devons prendre du recul et évaluer réellement quels sont nos atouts , dit-elle.
Elle précise que des lacunes persistent sur la plateforme Maple, notamment concernant le partage des dossiers médicaux et des rendez-vous avec le réseau public, freinant ainsi l’expansion des services.
Cela signifie que les informations dont disposent actuellement les professionnels de la santé [de Maple] qui s’occupent de ces personnes et prennent des décisions concernant les traitements [...] pourraient être incomplètes, et qu’ils pourraient ne pas avoir toutes les informations nécessaires, dit-elle.
L'avantage des soins virtuels
Lindsey Ross, une résidente de Charlottetown, se dit heureuse d’avoir un médecin de famille, mais souligne que les temps d’attente pour obtenir un rendez-vous peuvent être longs.
Je remarque que lorsque j’appelle mon médecin de famille, il y a souvent plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’attente, explique-t-elle. Donc, si j’appelle et que je dois attendre de deux à trois mois pour voir mon médecin, j’ai beaucoup plus souvent recours à la télémédecine.
Bien qu’elle se tourne vers les soins virtuels en raison de leur accessibilité, elle apprécie également le temps que ce service lui permet de gagner.
Il y a une multitude d’avantages, dit-elle. Vous savez, on n’est pas collés [dans une salle d'attente] à des gens qui pourraient souffrir d’une maladie contagieuse, et je n’épuise pas un système dont je sais qu'il est déjà complètement à bout.
D’après le reportage de Steve Bruce, de CBC


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