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En savoir plus- L’Union européenne a présenté l’Industrial Accelerator Act, un cadre imposant des quotas de fabrication locale pour les technologies vertes, destiné à renforcer la résilience industrielle de l’UE.
- Pour bénéficier de subventions publiques, les véhicules électriques devront intégrer au moins 70 % de composants fabriqués dans l’Union (hors cellules de batterie).
- Le texte institue une architecture de partenaires privilégiés — États‑Unis, Canada, Japon, Corée du Sud et Royaume‑Uni — tout en conditionnant leur statut à la réciprocité d’accès aux marchés.
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L’Union européenne a dévoilé son nouveau cadre réglementaire imposant des quotas de fabrication locale pour les technologies vertes. Ce texte ne se contente pas de protéger le marché intérieur : il dresse une liste précise des zones géographiques autorisées à soutenir l’indépendance du continent.
La Commission européenne a présenté à Bruxelles son « Industrial Accelerator Act » (IAA), un plan d’action visant à imposer des règles de contenu local strictes pour les technologies décarbonées. Selon le rapport publié par Reuters ce mercredi 4 mars 2026, cette initiative législative majeure a pour but de renforcer la base manufacturière européenne, tout en réduisant de manière drastique la dépendance de l’Union vis-à-vis de la Chine pour ses approvisionnements stratégiques.
Comme nous l’avons rapporté sur Numerama, la proposition visant à durcir les critères de production locale, notamment pour les véhicules électriques, avait initialement été repoussée. Voici ce qui a évolué.
La règle des 70 % : le nouveau standard des composants
Pour mémoire, le mécanisme central de cette réforme repose sur une exigence de localité bien plus élevée que les précédentes normes. Selon les détails fournis par le Financial Times, les véhicules électriques devront désormais intégrer au moins 70 % de composants (hors cellules de batterie) fabriqués au sein de l’Union pour être éligibles aux subventions publiques.
En complément, les projets stratégiques devront garantir un seuil de 50 % de valeur ajoutée produite en Europe ou de main-d’œuvre locale pour accéder aux financements de l’IAA. « Si nous ne faisons rien, il est évident que très bientôt, 100 % des technologies propres seront produites en Chine… Il est fort probable que nos industries du ciment et de l’acier soient complètement délocalisées dans les prochaines années », a déclaré Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission.

L’IAA vise à garantir que d’ici à 2035, l’industrie représente 20 % de la production nationale de l’Union européenne, contre 14 % aujourd’hui, d’après Reuters. De quoi éviter une perte potentielle de 600 000 emplois dans le secteur automobile au cours des cinq à dix prochaines années. Tous confondus, les secteurs couverts par ce plan européen représentent environ 15 % de l’industrie manufacturière de l’UE.
Un accord structuré autour des alliés stratégiques
Parmi les raisons des multiples reports de la proposition, l’un des principaux points de discorde concerne les pays tiers qui seront considérés comme des partenaires de confiance et dont les exportations seront traitées comme équivalentes aux produits de l’UE. Outre les 27 États membres de l’UE, le texte favorise explicitement la volonté de s’entourer d’autres pays alliés en dehors du Vieux Continent.
Selon les sources de Reuters et du Financial Times, les partenaires privilégiés incluent les États-Unis, le Canada, le Japon et la Corée du Sud. Le Royaume-Uni est également intégré à cette architecture de sécurité industrielle.

Toutefois, la Commission évaluera si ces partenaires offrent aux entreprises de l’UE un accès réciproque à leurs marchés, auquel cas ils pourraient ne plus faire partie de l’accord. Les dispositions des politiques « Buy American » et « Buy Canadian » pourraient jouer en défaveur de l’Amérique du Nord.
Une nouvelle fois, rien n’est encore figé. Le Parlement européen et les gouvernements de l’UE doivent affiner le texte final, ce qui signifie que d’autres modifications sont susceptibles d’être apportées.
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