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La Chambre des Lords enterre la morale : l’avortement jusqu’au terme, sans contrôle ni sanction.
Avortement ou meurtre ?
Une femme pourra tuer son enfant à naître jusqu’au neuvième mois, sans craindre ni enquête ni tribunal. Un cas exceptionnel avait fait la Une des tabloïds. Une femme ayant avorté à 30 semaines de grossesse a passé deux années de sa vie en prison. Désormais :
. Aucune limite de terme : avorter à 8 mois par ses propres moyens ? Possible. En revanche, les médecins ou toute personne aidant à un avortement au-delà de 24 semaines sans motif médical grave peuvent toujours être poursuivis.
. Aucun contrôle médical : des pilules commandées en ligne, ingérées dans l’isolement, sans suivi. La télémédecine avait été légalement instaurée au moment du confinement.
. Aucune responsabilité : même en cas de complication, la femme sera intouchable. Une immunité totale, qui soulève des questions éthiques et juridiques : où s’arrête la liberté individuelle, et où commence la protection de la vie ?
L’amendement 426B, adopté par 180 voix contre 58, efface rétroactivement les condamnations passées. Les femmes déjà jugées pour avortement illégal verront leur casier blanchi.
Les chiffres, eux, sont têtus :
. Baroness Monckton (et d’autres pairs conservateurs) dans les interventions aux Lords : elle a cité une hausse de 50 % des complications liées aux pilules abortives (mifépristone + misoprostol) depuis l’introduction du « pills by post » en 2020.
. Analyse des Hospital Episode Statistics (NHS HES) par la SPUC (Society for the Protection of Unborn Children) et le site Percuity.blog : plus de 54 000 admissions hospitalières en Angleterre pour complications (avortements incomplets, hémorragies, infections) sur la période récente. Ils parlent d’un taux d’environ 1 femme sur 17 nécessitant des soins hospitaliers.
Les médecins applaudissent, la morale s’effondre
Le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists (RCOG) jubile : sa présidente, le Dr Alison Wright, y voit « un moment historique ». Traduction : l’avortement n’est plus un drame, mais un droit absolu. Finies les « enquêtes traumatisantes », place à la « compassion » – un euphémisme pour dire que l’État ferme les yeux.
Ce qui ne change pas (ou presque)
Officiellement, l’avortement « encadré » reste soumis à l’Abortion Act 1967 :
. 24 semaines de limite (sauf « risque vital » pour la mère).
. Deux signatures médicales.
En réalité, cette réforme légitime l’avortement clandestin instauré depuis le confinement et prépare le terrain à une libéralisation totale.
Un débat qui nous dépasse tous
Le texte doit encore recevoir l’aval de la Couronne. Une formalité. Cette réforme divise. Le vrai débat n’est pas entre « pour » ou « contre » l’avortement. Il est entre ceux qui pensent que la loi doit encadrer pour protéger à la fois les femmes et la vie naissante, et ceux qui estiment que toute restriction est une oppression.


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